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3ème vague Covid-19 : Germain Kambinga demande au gouvernement d’éclaircir sa position sur le vaccin en terme de campagne et d’exemple
Face à la recrudescence des cas liés à la pandémie de coronavirus en cette troisième vague, le Président du regroupement politique « LE CENTRE », Germain Kambinga, invite le gouvernement congolais à éclaircir sa position sur le vaccin. Il estime que les autorités congolaises doivent prêcher par l’exemple d’autant plus que certains États commencent déjà à refuser des visas aux citoyens congolais par manque d’attestation de vaccination.
« Le Centre lance un message de la vigilance et au respect des mesures barrières. Le Centre demande aussi au gouvernement d’éclaircir sa position sur le vaccin en terme de campagne et d’exemple à donner à la population car certains pays (Dubaï) commencent déjà à refuser des visas à la RDC par manque d’attestation de vaccination », a dit Germain Kambinga, jeudi 10 juin 2021, après s’être fait vacciner lui-même contre le coronavirus.
Germain Kambinga exhorte le gouvernement à adopter des approches stratégiques pour attirer plusieurs Congolais à se faire vacciner.
« La dernière vague a causé d’énormes pertes à l’économie nationale et cette résilience dont le peuple a fait preuve ne sera pas toujours de mise. Il est donc impérieux pour le gouvernement d’agir de façon préventive en adoptant des approches stratégiques que tous les congolais comprendront et non la facilité de la décision factuelle et aposteri », a-t-il recommandé.
Le nombre des personnes vaccinées reste faible en Republique Démocratique du Congo. Depuis le début de la vaccination en RDC, le 19 avril 2021, avec le vaccin AstraZeneca, 29.262 personnes ont été vaccinées dans 7 provinces jusqu’au 07 juin 2021. De nouveaux sites de vaccination sont en cours de déploiement. Au total 256 sites sont fonctionnels sur les 498 prévus.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
