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Kasaï : Les enseignants célèbrent la journée nationale de l’ enseignement dans l’ impayement

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Les enseignants de la province du Kasaï invitent le nouveau régime en place à changer la donne dans le traitement des professionnels de la craie, car aucun pays ne peut se développer sans enseignant, précise le chef des services généraux à l’EPSP Kasaï 1, dans une allocution au cours de la manifestation commémorative de la Journée nationale de l’enseignement.

Elie Komba Ka Muamba a, au nom des enseignants du Kasaï, déploré que cette grande journée soit célébrée avec l’impayement des enseignants. Ainsi, a-t-il demandé au régime actuel de sortir l’enseignant de ce bourbier.

Le Président de l’Assemblée provinciale, le Gouverneur de province, les autorités politico-administratives, les opérateurs pédagogiques, les parents, les partenaires ainsi que les élèves ont participé à la manifestation organisée par la Division provinciale de l’EPSP Kasaï 1, à travers les Sous-divisions Tshikapa 1 et 2. Des saynètes et poèmes mettant l’accent sur la scolarisation des enfants, surtout des filles, étaient au rendez-vous.

En plus des allocutions rendant hommage au président de la République qui tient à apporter des solutions aux problèmes des enseignants, allocutions faisant état des lieux de l’enseignement au Kasaï, des messages interpellateurs sont lisibles sur les calicots et banderoles: « La scolarisation des enfants a de l’impact à l’avenir »; « Scolarisons nos filles ! »; « L’éducation n’est pas un don mais un droit »; « L’école aidera l’enfant à réaliser ses rêves » …
Le ministre provincial de Terre, mines et énergies, représentant du gouverneur, a, pour sa part, invitye les parents à envoyer les enfants à l’école, avant d’appeler les enseignants à la conscience professionelle, étant donné que le chef de l’État se préoccupe de la situation de l’enseignant.

Parlant au nom de l’enseignement supérieur et universitaire, le délégué du président de la conférence locale des chefs d’Établissements plaide en faveur de la révision du processus de recrutement des enseignants et de l’adaptation du programme aux réalités.
Le terrain abritant l’immeuble de la Division provinciale de l’EPSP a servi de cadre à la célébration de la Journée nationale de l’enseignement au Kasaï.

Lukengu Laurent/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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