Culture
28 septembre 1994 – 2024 : D. Nyakeru et Y. Elebe saluent le talent d’Abeti Masikini, 30 ans après sa disparition
Yolande Elebe, ministre de la Culture, Arts et patrimoine, accompagnée de quelques figures artistiques de la RDC, ont rendu un hommage vibrant et émouvant pour la première fois à l’une de plus belles voix congolaises, Elizabeth Finant, affectueusement “Tantine Abeti Masikini”.

Décédée le 28 septembre 1994 en France, en région parisienne, la chanteuse congolaise a reçu, la matinée de ce samedi 28 septembre 2024, soit 30 ans après sa disparition, une visite chaleureuse, avec beaucoup d’ovations dans sa demeure éternelle, le Cimetière de Gombe, à Kinshasa, capitale RD congolaise.
“Abeti Masikini, 30 ans après, au Ministère de la Culture, Arts et Patrimoine (…) un exposé scientifique dirigé par Maître Théodore Nganzi, directeur de cabinet adjoint du ministre, a soulevé la question des droits d’auteur des artistes décédés. La ministre Yolande Elebe Ma Ndembo a accueilli la famille d’Abeti ainsi qu’une dizaine d’artistes et d’acteurs culturels, rappelant l’importance de préserver la mémoire collective« , lit-on dans un communiqué du ministère de la Culture, Arts et Patrimoine.

Reconnaissant ses œuvres qui ont donné de la voix et parlé de la Culture congolaise à travers le monde, la ministre Yolande Elebe Ma Ndembo a souligné l’importance de préserver la mémoire des artistes et de protéger leurs droits d’auteur.
De son côté, la première Dame, Denise Nyakeru, a partagé un tweet à l’honneur de cette chanteuse.
“Il y a 30 ans, nous perdions Abeti Masikini, pionnière de la musique congolaise, mais son héritage continue de briller. Elle a défié les conventions, porté haut la voix des femmes et fait rayonner notre culture à travers le monde« , lit-on sur son compte X.
Par le biais de « Congo au féminin », elle a salué et célébré son courage, son immense talent et son héritage : “Que son parcours inspire les générations futures et continue d’enrichir notre patrimoine culturel”.
« Congo au féminin », convient-il de rappeler, est un projet initié par la première dame Denise Nyakeru mettant en honneur en lumière toutes les femmes “légendes” qui ont marqué l’histoire de la RDC par des portraits et documentaires depuis 1960, la date de son accession à la souveraineté nationale.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
Société
Évasion spectaculaire à la prison centrale d’Isiro : 17 détenus en fuite, un mort et un blessé
La prison centrale d’Amiza, située à Isiro dans la province du Haut-Uele, a été le théâtre d’une évasion spectaculaire de détenus l’avant-midi de ce mercredi 20 mai 2026. Selon Maître Clovis Mihidie, coordinateur provincial de la Société Civile de la Solidarité du Congo (SCSC), 17 détenus se sont évadés de cette maison carcérale dans des circonstances encore à élucider.
Le bilan provisoire fait également état d’un mort et d’un blessé au cours de cet incident qui relance le débat sur les conditions sécuritaires et humanitaires au sein de cette prison de la ville d’Isiro.
S’exprimant à CongoProfond.net, Maître Clovis Mihidie a révélé que les détenus restés dans les installations pénitentiaires sont répartis comme suit : 171 prisonniers au parquet civil et 56 autres au parquet militaire.
Face à cette situation, il déplore l’inefficacité de l’actuelle prison centrale d’Amiza, qu’il juge inadaptée pour assurer une détention sécurisée des prisonniers. Il appelle ainsi le gouverneur de province, Jean Bakomito Gambu, à prendre des mesures urgentes afin de désengorger la prison.
Parmi les solutions proposées, le responsable de la SCSC recommande le transfert régulier de certains détenus vers Kisangani, ainsi que la construction d’une prison centrale moderne et sécurisée, capable de répondre aux exigences actuelles en matière de sécurité carcérale.
Maître Mihidie encourage également les services de sécurité et de justice, notamment la Police nationale congolaise et l’Agence nationale de renseignements (ANR), à intensifier les recherches afin de retrouver les évadés encore en cavale.
Cette nouvelle évasion remet une fois de plus en lumière le problème de surpopulation carcérale et les défis sécuritaires auxquels font face plusieurs prisons de la République démocratique du Congo.
Junior kasamba/Congoprofond.net
