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250 millions USD de la BM approuvés en faveur du Projet pour la stabilisation de l’Est de la RDC pour la paix (STEP 3)
Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé, dimanche, 250 millions de dollars Us en faveur du Projet pour la stabilisation de l’Est de la RDC pour la paix (STEP 3), afin d’aider à améliorer l’accès aux moyens de subsistance et aux infrastructures socio-économiques dans les communautés vulnérables en RDC, indique un communiqué de cette institution parvenu à CONGOPROFOND.NET
«Ce nouveau financement offre une occasion d’investir dans le capital humain de manière intégrée, en englobant éducation, santé et protection sociale, pour garantir le bien-être des réfugiés et des communautés d’accueil. En complément de son modèle réussi de filets sociaux, le projet tirera parti de sa réputation, de son expérience et de ses ressources pour répondre aux besoins en infrastructures sociales dans les communautés vulnérables, en augmentant l’accès aux services de santé et d’éducation, et en renforçant le dialogue politique sur l’intégration des réfugiés dans les systèmes nationaux.», a expliqué Jean-Christophe Carret, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la RDC, le Burundi, l’Angola et Sao-Tomé-Et-Principe.
Selon le communiqué, le financement accordé aujourd’hui par l’Association internationale de développement (IDA) pour STEP 3 apportera un soutien supplémentaire au gouvernement de la RDC pour faire face aux effets combinés de la crise de la COVID-19 et d’un nouvel afflux de réfugiés, s’appuyant sur le guichet 19 de l’IDA pour les communautés d’accueil et les réfugiés (WHR).
Le projet sera élargi pour protéger le capital humain dans les communautés qui accueillent un grand nombre de réfugiés, se remettent de la crise Ebola de 2018-2020 et/ou reconstruisent le capital physique et humain après un conflit.
Dans l’immédiat, il s’agit de renforcer le projet dans le Nord Ubangui et de l’étendre au Sud-Ubangui, deux provinces extrêmement pauvres où un grand nombre de réfugiés de la République centrafricaine (RCA) sont récemment arrivés. Ces zones d’accueil des réfugiés voient également leur vulnérabilité préexistante aggravée par la crise du Coronavirus 2019 (COVID-19).
Par ailleurs, STEP est le principal instrument de protection sociale soutenu que la Banque Mondiale soutient pour répondre aux crises qui se chevauchent dans le pays.
Depuis son démarrage en 2014, le projet a permis de réhabiliter plus de 870 infrastructures communautaires, doté 45.000 ménages de technologies agropastorales améliorées, et permis le renforcement des capacités de près de 5.000 membres des comités locaux de développement. Il a également offert des opportunités de travail aux personnes vulnérables en fournissant plus de 1,3 million de jours de travail temporaire.
L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète.
Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à faible taux d’intérêt ou sans intérêts en faveur de projets et de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer la vie des plus démunis, signale-t-on.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
