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Actualité

2.483 agents fictifs, plus de 4000 ecoles fonctionnants avec des faux arrêtés, 42 écoles fictives : arnaque à l’EPST !

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La commission mise en place par le ministre de l’Enseignement primaire secondaire et technique pour nettoyer le fichier de paie des enseignants a rendu public, ce mardi 24 août 2021, le rapport synthèse de sa mission. Durant 5 mois, les missionnaires ont sillonné toutes les 26 provinces administratives, sauf quelques coins où sévissent l’insécurité.

C’est le salon Virunga de l’hôtel Venus qui a servi de cadre à cette cérémonie qui a connu la participation de toutes les délégations en missions et honorées par la présence du ministre Tony Mwaba Kazadi.

Les 58 équipes des missionnaires ont basé leur travail sur un plan prioritaire réparti en 2 volets. D’abord, la fiabilisation du système d’informatique du SECOPE et le nettoyage systématique du fichier paie des enseignants.

« 57.174 établissements scolaires ont été visités sur les 57.202 prévus, 42 écoles fictives, 879 établissements scolaires non viables, 4.473 établissements fonctionnent avec des faux arrêtés, 2.483 agents fictifs, et 2.483 agents sans actes reguliers de recrutement « , indique le rapport synthèse de la mission.

Dans cette mission figurait aussi des syndicalistes qui ont aussi fait le constat qu’il y a non respect des textes légaux qui régissent l’administration publique, surtout en ce qui concerne la procédure disciplinaire pour sanctionner l’enseignant, le recrutement des enseignants et permutation en violation de l’interdiction de tout mouvement du personnel par le Secrétaire Général « .

Ainsi les syndicalistes proposent, entre autres, au ministre de tutelle de diligenter une mission de contre-vérification dans les provinces à problème non visitées par les missionnaires, la construction et la rehabilitation des écoles, de mettre en place une commission ad hoc en vue d’examiner, au cas par cas, la situation des provinces concernées, d’organiser une paie de proximité pour éviter le déplacement des enseignants vers les banques qui perturbe le calendrier scolaire pour perpetuer la mise en oeuvre de la gratuité.

De leur côté, les assistants principaux missionnaires suggèrent au ministre de l’EPST : l’organisation des missions de suivi une fois le trimestre, la permutation de tous les chefs d’Antennes qui sont devenus comme des chefs coutumiers, procéder au remplacement des directeurs provinciaux et chefs d’Antenne qui ont fait preuve d’incompétence notoire dans la gestion technique et administrative de leurs entités.

Le ministre de l’EPST, Tony Muaba, a salué le courage des missionnaires ainsi que la qualité du travail abattu malgré les quelques conditions troubles dans certains coins du pays.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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