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RDC/Kwango: Kenge attaqué par des criquets ravageurs

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Après la maladie dite « Konzo », la province du Kwango fait maintenant face à une invasion d’une colonne de sauterelles non encore identifiées. Ces sauterelles, trouvées dans la brousse du quartier Manzau, une périphérie dans la partie ouest de la ville de Kenge.

Cette espèce de criquets est apparentée à ceux qui ont ravagé les champs et les arbres dans le secteur de Mosamba l’année dernière et plusieurs villages des territoires de Kasongo-Lunda et Feshi.

Connu sous le vocable vernaculaire de Mikongo mia bamvumbi (litteralement « Dos des cadavres humains »), ces criquets s’attaquent aux plantes et les ravagent. Ce sont de grosses sauterelles verts rayées de jaunes. Les colonnes des criquets trouvées à Manzau sont jeunes en majorité. Les plus jeunes n’ont pas d’ailles, ne s’envolent pas mais ont une vitesse considérable sur le buisson et au sol. Les adultes possèdent de grosses ailes comme celles des papillons (voir image) et s’envolent vite.

Les paysans de Kenge qui utilisent la brousse de Manzau se sont alarmés. Selon Tshilombo, ministre provincial en charge de l’Agriculture, qui s’est rendu sur terrain en compagnie des services de l’inspection provinciale de son secteur, ces criquets sont dangereux et constituent une menace sérieuse pour l’agriculture dans Kenge.

L’inspecteur provincial de l’agriculture a confié à CONGOPROFOND.NETque les criquets verts trouvés à Kenge sont une mutation de ceux qui ont ravagé les plantes et les champs dans le secteur de Mosamba l’année passée. « Elles pondent des œufs à un metre dans le sol et éclosent après huit mois ».

Aucune solution n’est encore envisagée. Un échantillon a été pris et le ministre a promis de mener une discussion au gouvernement en vue de commencer une lutte pour écarter le danger et sauver l’environnement.

Le ministre provincial de l’Agriculture lance, par ailleurs, provisoirement un appel au calme.

Des paysans rencontrés dans la zone ont signalé à la délégation la présence d’un autre type de criquets, à quelques kilomètres de Manzau. Des femmes ont affirmé avoir vu ou entendu parler de grosses sauterelles de couleur noire.

Peut-on dire que Kenge est encerclé par le danger que représente ces criquets ? Wait and see.

Emile YIMBU/CONGOPROFOND.NET


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Or: Remplacements des réserves et nouvelles opportunités pour sécuriser le programme de KIBALI étalé sur plus de 10 ans

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La plus grande mine d’or d’Afrique, Kibali, est sur la bonne voie pour le remplacement de ses réserves réduites par l’exploitation en 2022, tandis que de nouvelles opportunités de croissance soutiendront également son plan d’affaires étalé sur plus de 10 ans et son statut de l’un des actifs de niveau 11 de Barrick Gold Corporation.

Le président et président directeur général de Barrick, Mark Bristow, a déclaré à la presse aujourd’hui que le gisement prolifique KCD de Kibali continuait d’offrir de la valeur supplémentaire vu que le forage actuel est axé sur la conversion des ressources en réserves et sur l’exploration des filons qui sont encore ouverts en profondeur. En outre, les cibles de Mengu Hill, Ikanva et Gorumbwa présentent le potentiel nécessaire pour renforcer le portefeuille souterrain de Kibali.

« Kibali est une opération très rentable avec ses trois centrales hydroélectriques de classe mondiale qui couvrent la majeure partie de ses besoins énergétiques. Elles seront suppléées par une nouvelle centrale solaire de 17MW qui, une fois achevée en 2025, fera passer la part des énergies renouvelables dans les sources énergétiques de la mine de 81% à 93%, » a déclaré Bristow.

Les références écologiques de Kibali comprennent également la réduction continue des eaux douces provenant de la rivière Kibali et un programme de reboisement qui, à ce jour, a permis de planter plus de 10,000 arbres. La mine poursuit son programme d’appui à la conservation de la biodiversité au Parc National de la Garamba en RDC, avec la réintroduction des rhinocéros provenant d’Afrique du Sud. Les 16 premiers rhinocéros sont attendus à Garamba d’ici la fin du deuxième trimestre de cette année et seront suivis de 60 autres au cours des trois prochaines années.

Conformément à la politique globale de Barrick consistant à employer et à promouvoir les ressortissants du pays hôte, Arthur Kabila a été nommé premier directeur général congolais de Kibali. Depuis l’année dernière, huit autres postes clés de direction et techniques sont désormais occupés par des Congolais.

 

Tshieke Bukasa/Congoprofond


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