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124 000 km² volés : La RD Congo meurtrie par l’occupation rwandaise, une plaie ouverte qui suppure depuis 30 ans

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Ce sont 124 000 kilomètres carrés. Une superficie équivalente à huit fois la Belgique, à quatre fois le Rwanda, ou encore à la totalité du Bénin. Ce sont les terres congolaises que Kigali occupe illégalement depuis les années 1990, sous le regard complice de la communauté internationale. Voilà, comment le Rwanda, avec la complicité du monde, a annexé en silence le territoire congolais.

Chaque jour qui passe sans réaction est une gifle au visage de 100 millions de Congolais, une humiliation qui crie vengeance devant l’histoire. Une amputation territoriale qui saigne depuis trois décennies. Il est de notre devoir de montrer à notre peuple l’ampleur du désastre, des cartes qui mentent et notre souveraineté qui est bafouée. Quelques comparaisons qui font mal pour illustration.

Elles doivent hanter ceux qui soutiennent cette infamie. L’occupation rwandaise actuelle représente la moitié de la région du Kivu. c’est plus grand que 107 pays membres de l’ONU. Elle contient plus de 200 localités effacées des cartes congolaises. Les ressources pillées représentent 60% des réserves congolaises de coltan, 45% des gisements d’or de l’Est et 30% des terres arables du pays.

Ces chiffres ne sont pas des statistiques. Ce sont les larmes séchées de nos ancêtres. Ci-bas les étapes de l’annexion silencieuse.

1996-1997 : Première invasion sous couvert de « libération » par l’AFDL
1998-2003 : Occupation officielle par le RCD/Goma
2012-2013 : Rebaptisation des territoires par le M23
2020-2024 : Installation d’administrations parallèles

Le grand mensonge, ce sont les complicités internationales. Le Rwanda n’a pas conquis ces terres. Il les a volées pièce par pièce comme un pickpocket dans la nuit. L’ONU a produit 27 rapports d’experts documentant l’occupation rwandaise et tous ces 27 rapports sont enterrés. Les multinationales achètent directement 85% des minerais exportés illégalement qui transitent par Kigali.

Les voisins africains sont tous dans un silence complice couvert par l’Union Africaine. La communauté internationale a choisi son camp : celui des voleurs bien habillés malgré les conséquences humaines inimaginables et un génocide culturel en cours. 200 000 Congolais sont aujourd’hui contraints à parler kinyarwanda par Paul Kagame. 450 écoles enseignent maintenant l’histoire du Rwanda en RDC.

78 chefs coutumiers sont assassinés ou disparus depuis l’occupation rwandaise. Un témoignage poignant que nous avons recueilli dans le cadre de nos recherches sur cette occupation : « Mon grand-père est mort en voyant des soldats rwandais arracher le drapeau congolais de notre chefferie. Son dernier mot fut Banza Congo. Trois scénarios indiquent la voie de la rédemption pour l’avenir de la RDC.

Le chemin judiciaire pour saisir la Cour Pénale Internationale pour crime contre l’humanité territorial. La solution militaire avec une opération d’envergure incluant tout le peuple congolais en âge de combattre et cela jusqu’à ce qu’aucun millimètre carré ne soit occupé et pour libérer tous les territoires congolais. L’option diplomatique nucléaire avec des sanctions totales contre le Rwanda jusqu’au retrait total.

Chaque option est douloureuse, mais l’inaction est plus cruelle encore. L’heure des choix a sonné. Ces 124 000 km² ne sont pas qu’un chiffre. C’est la dignité bafouée de toute une nation, c’est l’héritage volé des générations futures. Le temps des larmes est passé. Place maintenant à la justice imparable, froide et calculée qui fera payer chaque centimètre carré dérobé.

La RD Congo peut pardonner, mais n’oubliera jamais. L’histoire jugera sévèrement ceux qui ont détourné le regard.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Lubumbashi : 5 présumés criminels interpellés, dont 2 femmes 

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La Police nationale congolaise (PNC) du Haut-Katanga a présenté, lundi 8 juin, 5 présumés criminels, dont 2 femmes, arrêtés par le Groupe de recherche et d’investigation criminelle (GRIC) à Lubumbashi.

Les suspects ont été présentés au commissaire provincial adjoint chargé de la police administrative, le colonel Bale Agwaki John, à l’occasion de la parade hebdomadaire de la police.

Selon le commandant du GRIC, le colonel Simplice Tshikala, ces personnes seraient impliquées dans un réseau de détention et de vente illégale d’armes et de munitions.

« Depuis un moment, nous avons appris qu’il y a des bandes organisées qui se ravitaillent à travers nos camps militaires en armes et en munitions. Nous avons déployé nos sources et nous avons arrêté Etomale Mbat, un voleur à main armée extrêmement dangereux. Sur lui, nous avons trouvé 1 300 munitions, un revolver ainsi que deux chargeurs garnis », a déclaré le colonel Tshikala.

La police affirme également avoir arrêté deux autres suspects qui tentaient de vendre des armes à feu. Après leur interpellation, ces derniers auraient conduit les enquêteurs dans une maison où étaient dissimulées d’importantes quantités de munitions.

Au total, plus de 2 850 munitions de calibre 7,62 mm, plusieurs chargeurs garnis destinés aux fusils AK-47 ainsi qu’un revolver de calibre 9 mm ont été saisis.

Par ailleurs, deux policiers accusés d’avoir extorqué 1 820 dollars américains à des habitants du quartier Bel-Air 2, dans la commune de Kampemba, ont également été présentés à l’autorité policière provinciale.

« Ce sont des personnes capables de déstabiliser la paix et la tranquillité publiques », a insisté le commandant du GRIC, précisant que les enquêtes se poursuivent afin d’identifier l’origine de ces effets militaires et les réseaux impliqués.

Le colonel Bale Agwaki John a, de son côté, salué le professionnalisme des éléments du GRIC dans la lutte contre la criminalité et appelé les unités de police à renforcer les opérations de sécurisation de la population et de ses biens.

Les suspects civils ainsi que les 2 policiers ont été transférés devant les juridictions compétentes pour la suite de la procédure.

Patient M.MBY/CONGOPROFOND.NET

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