Economie
Yaoundé : Le ministre Gabriel Mbairobé a lancé la réunion d’analyse critique du processus de la 3ème Revue Biennale
Le ministre de l’Agriculture et du développement rural de la République du Cameroun a procédé, le 1er août dernier, à l’ouverture officielle de l’atelier sur l’analyse critique du processus de la 3ème Revue Biennale qui s’est tenue dans la capitale Yaoundé au Cameroun.
En effet, cette réunion qui s’est tenue du 1er au 5 août dernier au Garden’s hôtel de Yaoundé, était organisée par la Commission de l’Union Africaine, à travers son Département de l’Agriculture et du développement rural, en collaboration avec l’Agence du Développement du Nepad (Auda-Nepad), en collaboration avec les Communautés économiques régionales(CER). Ses objectifs : examiner les indicateurs de la Revue Biennale en prenant ainsi en compte d’autres indicateurs du processus RB; envisager des nouveaux indicateurs possibles; identifier les défis dans la collecte des données par rapport aux domaines thématiques, revoir la plate-forme e-BR ; améliorer les annexes du rapport du RB sur la mise en œuvre des décisions de l’UA relatives à la transformation de l’agriculture à l’aide des donnés du BR.
Hormis le ministre de l’Agriculture et du développement rural du Cameroun d’autres hôtes de marque avaient aussi rehaussé de leurs présences lors de la cérémonie d’ouverture parmi lesquels : Dr Godfrey Bayiigwa, directeur au département de l’Agriculture et du Développement Rural à la Commission de l’Union Africaine(CUA); Dr Jean Gérard MEZUI M’ELLA, directeur du Conseil phytosanitaire Interafricain(UA-CPI); représentant résident sous-régional de l’UA au Cameroun ainsi que Dr Simplice Nouala, Chef du département de l’agriculture à la CUA.
Prenant ainsi la parole en cette circonstance, le ministre de l’Agriculture et du développement a rappelé que la Revue biennal fait partie de l’engagement n 7 dont l’objectif est de fournir un ensemble d’information pour une évaluation périodique par les paires dans le cadre de la déclaration de Malabo. Il a déclaré que son pays qui a adopté, sous l’impulsion du président Paul BIA, la stratégie nationale de développement 2020-2030 s’inscrit entièrement dans le même ordre d’engagement de participer à cet engagement de la Revue Biennale qui permette l’analyse critique des responsabilités mutuelles des actions et des résultats. Il s’est réjoui de voir que dans le cadre de la préparation de la quatrième RB une analyse critique qui avait débuté depuis le mois de mai dernier, puisse donc se faire afin de recueillir les commentaires de l’exercice à différents niveaux, d’étudier la possibilité d’améliorer la qualité des données de la RB à l’analyse des indicateurs et enfin de passer en revue les leçons apprises et d’en proposer ainsi des recommandations pour la prochaine revue biennal. Ainsi, il a exhorté les participants à une analyse critique et profonde durant ses cinq journées.
De son coté, Dr Godfrey Bahiigha directeur du département de DREA a indiqué, au nom de Mme la Commissaire Josépha Sacko, que cet exercice revêt une importance dans la mesure où, elle a comme objectif principal de renforcer les capacités des états membres et des partenaires techniques pour mieux approfondir la qualité de ce rapport qui justement entre dans le cadre de l’agenda de la transformation pour l’Afrique.
Melba Muzola/envoyée spéciale CONGOPROFOND.NET à Yaoundé
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
