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IXèmes Jeux de la Francophonie : Lilian Thuram prêche la solidarité, l’équité sociale, l’estime de soi et le changement aux étudiants de l’UNIKIN
Ambassadeur du Comité international des Jeux de la Francophonie (CIJF), l’ex footballeur international français Lilian Thuram s’est rendu à l’Université de Kinshasa ce mardi 28 mars 2023 afin de prendre part à une activité scientifique organisée par cette université.
Prônant les valeurs de la solidarité ainsi que de l’équité sociale, le champion du monde de football a demandé aux nombreux jeunes venus l’écouter de développer l’estime de soi et surtout à devenir des acteurs du changement.
« J’ai essayé de les questionner sur leurs façons de faire, de penser et de dire et leur rappeler qu’effectivement le monde moderne se construit sur une hiérarchie selon la couleur de la peau. Mais malheureusement, lorsque vous êtes dans cette société, vous avez tendance à intégrer le même discours. Il faut faire attention à ne pas avoir une mauvaise estime de soi. Dans les expressions de tous les jours, il faut essayer de déconstruire ce schéma. Si vous ne le faites pas, ça veut dire que vous pensez que c’est normal et vous reproduisez ce schéma.», a-t-il expliqué aux journalistes à l’issue de cette activité.
Il faut noter que cet échange scientifique était placé sous le thème : « Les bienfaits du sport sur la santé ». 4 professeurs de cette prestigieuse université sont intervenus dans des thématiques axées sur les bien-faits du sport sur la santé.
Il sied de rappeler que Lilian Thuram est dans la ville Kinshasa depuis le week-end dernier. Il a multiplié des échanges avec des jeunes de plusieurs secteurs.
Né le 1er janvier 1972 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), Thuram est un footballeur international, ayant évolué comme défenseur dans les années 1990-2000, et auteur français.
En tant que footballeur, il débute en région parisienne avant de terminer sa formation à l’AS Monaco. Il y débute en Championnat de France en 1991. Thuram s’impose au fil des saisons en défense de l’équipe toujours bien classé en Division 1 et qui joue presque chaque saison une Coupe d’Europe. En 1996, il rejoint le meilleur championnat d’alors, la Serie A italienne. Au Parme AC, Thuram est replacé défenseur central et en forme un binôme reconnu pour son efficacité avec Fabio Cannavaro. Lors de l’année 1999, Parme remporte le triplé Coupe de l’UEFA-Coupe d’Italie-Supercoupe italienne.
En 2001, le Français rejoint la Juventus Turin avec laquelle il gagne plusieurs fois la Serie A et est finaliste de la Ligue des champions 2003. Il quitte le club en 2006 au moment du Calciopoli. Après deux saisons au FC Barcelone, il doit mettre un terme à sa carrière à la suite de la détection d’un problème cardiaque.
Lilian Thuram dispute sa première rencontre avec l’équipe de France de football en 1994. Après avoir fini demi-finaliste de l’Euro 1996, il remporte la Coupe du monde 1998. Lors de la demi-finale face à la Croatie, il inscrit ses deux seuls buts avec les Bleus, qui donnent la victoire à son équipe. Défenseur latéral puis central, il gagne ensuite le Championnat d’Europe 2000 et la Coupe des Confédérations 2003 avec la sélection, puis dispute la finale de la Coupe du monde 2006. Avec 142 sélections, il est le joueur le plus capé de l’histoire de l’équipe de France de 2006 à 2022 (record battu par Hugo Lloris).
Ses qualités de footballeur lui ont valu de nombreuses distinctions ; il est notamment nommé Chevalier de la Légion d’honneur en 1998.
Engagé, il prend publiquement position sur des sujets liés à l’égalité, à l’immigration et au racisme. Il a été membre du Haut Conseil à l’intégration. Il crée en 2008 la fondation Lilian Thuram-Éducation contre le racisme.
Lilian Thuram a deux fils, Marcus (1997-) et Khéphren (2001-), eux aussi footballeurs et internationaux français.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET
Politique
RDC : Andy Bemba évoque « La formation plus rapide du gouvernement et la réduction de sa taille » comme l’une des raisons principales de la réforme constitutionnelle
Le débat sur la révision constitutionnelle rebondit dans le paysage politique congolais. Pour Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), la question ne se limite pas à des ajustements techniques : il s’agit de repenser l’efficacité de l’État face aux urgences du pays.
« L’une des raisons pour lesquelles il nous faut revoir notre Constitution, c’est la nécessité d’une formation rapide du gouvernement et d’une réduction de sa taille », déclare-t-il. Selon lui, l’architecture actuelle ralentit la mise en place des équipes gouvernementales et alourdit le fonctionnement de l’exécutif.
Andy Bemba défend l’idée d’un « État plus léger, plus efficace et moins coûteux ». Dans sa logique, une équipe gouvernementale resserrée permettrait de réduire les dépenses de fonctionnement tout en accélérant la prise de décision. « Cela permettrait une meilleure gouvernance et des décisions plus rapides face aux défis du pays », insiste-t-il.
Le leader de Nouvelle Pensée pointe un problème récurrent : les longs délais de formation des gouvernements après les élections ou les remaniements. Ces périodes de transition, dit-il, bloquent l’action publique alors que les besoins en matière d’infrastructures, de sécurité, d’éducation et de santé restent urgents. Un exécutif plus restreint, avec des portefeuilles clairement définis, éviterait selon lui les chevauchements de compétences et les blocages politiques.
Au-delà de la taille, c’est la logique de gestion de l’État qui est visée. Andy Bemba estime qu’un gouvernement pléthorique génère des coûts inutiles qui pèsent sur le budget national sans garantir de meilleurs résultats. « Moins coûteux » ne signifie pas moins ambitieux, précise-t-il, mais plus rationnel dans l’allocation des ressources humaines et financières.
Cette position s’inscrit dans un débat plus large sur la réforme des institutions. Plusieurs acteurs politiques et de la société civile réclament depuis des années une rationalisation de l’appareil d’État pour le rendre plus réactif. Pour Andy Bemba, la Constitution doit encadrer ces changements afin d’éviter que la formation du gouvernement ne devienne un marchandage politique au détriment de l’intérêt général.
L’enjeu, conclut-il, est de donner au pays un exécutif capable d’agir vite et bien selon les besoins de la population. Dans un contexte où les défis économiques et sécuritaires s’accumulent, « La rapidité et l’efficacité ne sont plus un luxe, mais une nécessité ».
La proposition relance la question : la révision constitutionnelle doit-elle se limiter à des aspects politiques ou intégrer une réforme profonde du fonctionnement de l’État?
Blaise ABITA ETAMBE
