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« Windhoek » : la bière-référence des restaurants Kinois
Lancée depuis avril 2021, la bière namibienne « Windhoek » s’impose dans la capitale. A travers la société Terra Trading Distribution SARL, dont le directeur général est Hervé Muthe Samuel, cette bière est devenue une référence dans les restaurants kinois, malgré la suspension des bars et terrasses par l’État congolais pour limiter la propagation de la pandémie de Covid-19.
A en croire son représentant en RDC, Hervé Muthe Samuel, depuis l’arrivée de cette bière au pays, les demandes ne cessent de tomber sur sa table et son équipe travaille d’arrache-pied pour satisfaire les consommateurs.

« Je suis très satisfait. Nous sommes à moins d’une année, mais la bière Windhoek dans toutes ses formes est vraiment consommée par la population congolaise, en particulier celle de Kinshasa », a-t-il fait savoir.
Puis d’ajouter : « Nous avons déjà lancé officiellement la vente de cette bière à Kinshasa, Lubumbashi et à Goma. Nous espérons le faire également dans d’autres provinces pour atteindre un grand nombre de consommateurs. D’ici là, il y aura une campagne pour toute les communes de Kinshasa, puis s’en suivra d’autres provinces ».
Hervé Muthe dit encore que cette bière crée de l’emploi pour des jeunes congolais et contribue à diminuer le taux de chômage.
« Nous osons croire que cette bière va contribuer à la promotion des jeunes entrepreneurs, à la création d’une classe moyenne ainsi que plusieurs emplois. »
A travers son slogan, « Qualité parfaite, Bière parfaite », Windhoek est brassée conformément à la stricte Reinheitsgebot (loi de pureté) de 1516, produisant la bière parfaite en utilisant seulement trois ingrédients, à savoir l’orge maltée, le houblon et l’eau. Cette bière est fabriquée en plusieurs sortes. ( Windhoek Lager ,Windhoek Draft,Windhoek Light ,Windhoek Non-Alcoholic et autres ).
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité
L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.
Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »
Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :
« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »
Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.
Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »
Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.
Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
