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WhatsApp dément les rumeurs et réaffirme sa politique de confidentialité
WhatsApp a récemment mis à jour sa Politique de confidentialité, ce qui a suscité de nombreuses questions. Face aux rumeurs, l’application a souhaité clarifier les idées reçues et rassurer ses utilisateurs en Afrique francophone et dans le monde.
Insistant sur sa mission de garantir à tous des communications privées, Whatsapp a précisé que la mise à jour de la politique, qui ne concerne essentiellement que les messages à une entreprise, n’a aucune incidence sur la confidentialité de vos messages avec vos amis ou votre famille. Pas de changement sur le plan de la confidentialité et de la sécurité de votre messagerie personnelle : les messages personnels sur WhatsApp et Facebook restent protégés par le chiffrement de bout en bout. En résumé, ni WhatsApp ni Facebook ne peuvent lire vos messages ou écouter vos appels avec vos amis, votre famille et vos collègues de travail.
A la différence des opérateurs de téléphonie mobile, WhatsApp ne conserve pas non plus les historiques des destinataires des messages ou des appels. Développée pour offrir la possibilité de communiquer de manière privée, l’application permet d’avoir des conversations entièrement confidentielles.
Le partage de localisation sur WhatsApp tout comme sur Facebook demeure lui aussi secret. Lorsque vous partagez votre localisation avec quelqu’un sur WhatsApp, votre localisation est protégée par le chiffrement de bout en bout, ce qui signifie que personne ne peut voir votre localisation à part les personnes avec lesquelles vous la partagez.
Des inquiétudes ont également été soulevées quant au partage d’informations entre WhatsApp et Facebook, deux applications du groupe Facebook Inc. Sur ce point, WhatsApp a tenu à dissiper les rumeurs en rappelant que l’application de messagerie ne partage pas vos contacts avec Facebook. Lorsque vous nous donnez votre permission, WhatsApp accède uniquement aux numéros de téléphone de votre carnet d’adresse afin que l’envoi de messages soit plus rapide et plus fiable. La liste de contacts n’est partagée avec aucune des autres applications proposées par Facebook Inc.
Plébiscités par les utilisateurs africains, les groupes restent eux aussi privés. Le procédé d’adhésion à un groupe permet de transmettre des messages et de protéger le service des spams et des abus. Les informations restent sur WhatsApp et ne sont pas échangées avec Facebook à des fins publicitaires. Une fois de plus, ces discussions privées sont chiffrées de bout en bout et WhatsApp ne peut pas voir leur contenu.
Enfin, depuis Novembre 2020, pour encore plus de confidentialité, WhatsApp vous propose désormais de faire disparaître vos messages après que vous les ayez envoyés en utilisant les messages temporaires. Vous pouvez également télécharger et voir en toute transparence les informations dont WhatsApp dispose sur votre compte nous avons sur votre compte directement depuis l’application.
En définitive, la récente mise à jour de WhatsApp comprend des changements relatifs à l’envoi de messages à une entreprise sur WhatsApp, ce qui est optionnel et n’affecte pas la très grande majorité des utilisateurs.
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Tribunal pénal économique et financier : Pour Me Carlos Ngwapitshi, la restitution des fonds détournés doit devenir la priorité
Depuis plusieurs décennies, la République démocratique du Congo est confrontée à une criminalité économique persistante. Détournements massifs de fonds publics, corruption systémique et blanchiment d’argent fragilisent les institutions et nourrissent un profond sentiment d’impunité dans l’opinion.
Pourtant, le droit congolais prévoit des sanctions sévères pour ces infractions : jusqu’à 20 ans de travaux forcés, la confiscation spéciale des biens et la restitution des fonds détournés.

Des sanctions théoriques, une restitution quasi inexistante
Dans une analyse récente, l’avocat Carlos Ngwapitshi Ngamashi met en lumière les limites de ce dispositif répressif.
Selon lui, les procès aboutissent souvent à des condamnations spectaculaires, mais rarement à une réparation effective du préjudice subi par l’État. « Le condamné purge sa peine, mais à sa sortie, les millions dissipés ne sont pas restitués », déplore-t-il, pointant ainsi un système judiciaire qui punit sans véritablement récupérer les ressources publiques perdues.
Les failles du système judiciaire actuel
Plusieurs facteurs expliquent cette inefficacité. D’abord, l’absence de mécanismes juridiques contraignants pour forcer la restitution des fonds détournés. Ensuite, la confiscation des biens reste généralement limitée à ceux officiellement enregistrés au nom du condamné, alors que les capitaux illicites sont souvent dissimulés à travers des prête-noms. Enfin, la corruption judiciaire peut conduire à une réduction significative des peines en appel, affaiblissant davantage l’effet dissuasif des sanctions.
La création d’un tribunal spécialisé

Face à ces limites, le président Félix Tshisekedi a récemment promulgué une loi instituant le Tribunal pénal économique et financier, accompagné d’un parquet général spécialisé.
Cette réforme dote le pays d’un instrument judiciaire dédié à la lutte contre la criminalité économique et financière, avec l’ambition de renforcer l’efficacité des poursuites contre les crimes en col blanc.
Les conditions d’une justice crédible
Cette innovation institutionnelle est saluée comme une avancée importante dans la lutte contre la prédation financière.
Toutefois, son efficacité dépendra de plusieurs conditions essentielles : garantir l’intégrité et l’expertise des magistrats appelés à siéger au sein de cette juridiction, assurer une rémunération conséquente accompagnée de primes éventuellement indexées sur les fonds récupérés, et offrir une protection sécuritaire renforcée aux responsables chargés de ces dossiers sensibles.
Un tournant décisif pour la justice congolaise

Pour Carlos Ngwapitshi, la création de ce tribunal doit s’inscrire dans une réforme plus ambitieuse. Il plaide notamment pour l’introduction de mécanismes tels que la médiation pénale, la confiscation générale des biens acquis illicitement, l’imprescriptibilité des crimes économiques ou encore la prison à perpétuité pour les cas les plus graves.
Le message serait alors clair pour les auteurs de détournements : restituer les fonds publics ou s’exposer à la perte totale des biens et à des sanctions irréversibles.
Dans un pays où la corruption a longtemps sapé la confiance citoyenne, la réussite de cette juridiction spécialisée pourrait marquer un tournant historique dans la restauration de l’autorité de l’État.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
