Sécurité
Week-end noir à Butembo: 2 morts et plusieurs blessés, la police tente de rassurer la population sur la sécurité de la ville
La situation sécuritaire de Butembo est sous contrôle après la manifestation populaire à l’hôtel Believe, situé au centre-ville, le samedi 29 juin 2024. L’assurance est du communicateur de la Police Nationale Congolaise (PNC/Butembo), au cours d’un point de presse qu’il a tenu ce lundi 1 juillet 2024 à l’État-Major.
Selon le commissaire Laurent Katsuva, la ville est dans une sérénité et la situation est sous contrôle malgré la situation de Kanyabayonga et autres entités du territoire de Lubero. La police continue à garder la population et ses biens avant de l’appeler à vaquer librement à ses occupations.
« Présentement, nous sommes dans une sérénité que nul n’ignore bien que les rumeurs courent de partout qu’il y a une panique par rapport à la situation de Kanyabayonga et consorts, mais nous, on est dans une sérénité parce que l’autorité nous a dit de garder la sérénité. Dans la ville, la police continue à contrôler la ville et rassurer la population par rapport à sa mission régalienne qui consiste à sécuriser la population et ses biens« , a-t-il rassuré.
Sans évoquer le bilan des altercations du week-end dernier entre certains jeunes et les éléments de l’ordre à cet hôtel, ce porte-parole de la PNC dans cette ville commerciale du Nord-Kivu, condamne la folle rumeur qui a circulé et qui a été à la base de cette situation qui a paralysé toute l’entité.
Toutefois, le commissaire Laurent Katsuva déplore deux morts et plusieurs cas de blessés et révèle qu’il y a eu dans ladite manifestion, certaines gens ayant des armes à feu. « C’est qui est dangereux« , regrette-t-il avant d’indiquer que certaines personnes commencent à ravire des armes aux policiers et aux miliatres. Il met en garde toutes ces personnes et annonce des enquêtes pour les dénicher.
Pour rappel, Butembo a connu un week-end très agité. A la base, la manifestation de certains jeunes qui ont suspecté un officier de l’armée qui serait logé à l’hôtel Believe alors qu’il est, selon eux, censé être au front à Kanyabayonga en territoire de Lubero, au Nord-Kivu, où les rebelles du M23 font actuellement la loi. Les manifestants s’en étaient pris au bâtiment de l’hôtel dont les vitres ont été caillassées. Des éléments de l’ordre sont intervenus en tirant des balles réelles à l’air presque toute la journée et la soirée de samedi 29 juin dernier.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
Haut-Katanga : la police annonce une enquête criminelle sur le double meurtre d’un géologue et son chauffeur
La Police nationale congolaise a annoncé l’ouverture d’une enquête criminelle après le double meurtre du géologue et homme d’affaires Dominique Sambwa et de son chauffeur, survenu sur l’axe routier Likasi-Kambove, dans la province du Haut-Katanga. Ce drame continue de susciter de vives réactions et une profonde indignation au sein de l’opinion publique.
Pour faire la lumière sur les circonstances de ce crime et établir les responsabilités, les autorités sécuritaires se sont mobilisées. Des responsables de la police, des FARDC ainsi que d’autres services de sécurité se sont rendus sur le lieu du drame ce lundi 04 mai afin de constater les faits et de s’imprégner des premiers éléments de l’enquête.

Selon le porte-parole de la police, Charles Lwamba, le géologue Dominique Sambwa et son chauffeur ont été abattus par balles samedi 02 mai par des hommes armés non encore identifiés. L’attaque s’est produite à environ 18 kilomètres d’une carrière minière, dans la localité de Bungu-Bungu, alors qu’ils se dirigeaient vers Likasi.
Le drame s’est déroulé en pleine brousse, dans une zone où les conditions routières sont jugées précaires. Après leur arrivée, la police et la 22e région militaire ont procédé au constat des lieux et analysé les premiers éléments recueillis.
À cette occasion, le commissaire divisionnaire de la police a recommandé aux opérateurs économiques et aux personnalités exposées de solliciter l’escorte des forces de l’ordre lors de déplacements jugés sensibles, ou d’évaluer les risques avant d’entreprendre des voyages par route.
Selon lui, l’état dégradé de la route, caractérisé par de nombreux nids-de-poule et dos-d’âne naturels, aurait facilité l’attaque en contraignant le véhicule à ralentir.
« Tous les éléments étaient réunis pour favoriser l’assaillant. La route impose des ralentissements dont les criminels ont profité pour passer à l’acte. Une escorte sécuritaire aurait pu être envisagée dans le respect des conditions prévues par la loi », a déclaré le général Blaise Kilimbalimba, appelant la population à prendre au sérieux les alertes sécuritaires.
Sur les réseaux sociaux, ce double meurtre fait l’objet de nombreuses interprétations. Si certains appellent à laisser l’enquête établir les faits, d’autres avancent l’hypothèse d’un assassinat lié à des informations sensibles que la victime détiendrait sur des affaires de pillage des minerais du Katanga, évoquant notamment une plainte déjà déposée devant la justice belge.
Patient M. MBY
