Provinces
Watsa : face à l’insécurité, l’ADDA interpelle le gouverneur du Haut-Uele
L’Association de défense des droits des autochtones (ADDA), dans la chefferie Bari-Logo, en territoire de Watsa, alerte sur la recrudescence de l’insécurité et sollicite une intervention urgente du gouverneur de la province du Haut-Uele, Jean Bakomito Gambu, en vue de renforcer la protection des personnes et de leurs biens.
Dans une correspondance parvenue à CongoProfond.net ce dimanche 11 octobre 2026, l’association dénonce la multiplication présumée des vols à main armée, des cambriolages, des braquages, des agressions physiques et morales ainsi que des actes de délinquance juvénile dans cette entité.
Selon l’ADDA, cette situation compromet la paix sociale, perturbe les activités économiques et suscite des inquiétudes au sein de la population. L’association affirme également que des coups de feu sont régulièrement entendus, de jour comme de nuit, et fait état de pertes en vies humaines, sans toutefois fournir de bilan chiffré dans la correspondance.
Les paysans, les travailleurs, les commerçants et les entrepreneurs figureraient parmi les personnes les plus exposées à cette insécurité, qui, selon les signataires, entrave le développement de la chefferie Bari-Logo.
Cinq mesures proposées pour renforcer la sécurité
Face à cette situation, l’ADDA soumet cinq principales recommandations au gouverneur provincial du Haut-Uele.
L’association sollicite, en premier lieu, la mise en place d’un dispositif sécuritaire efficace, avec un déploiement approprié des éléments des services de sécurité dans les zones sensibles et les lieux de forte concentration de la population.
Elle préconise également la permutation de certains membres des services de sécurité ainsi que l’intervention de la Police de détachement DOKO, identifiée dans la lettre sous la référence « 24-15 », pour renforcer les effectifs sur le terrain.
Par ailleurs, l’ADDA plaide pour la création d’un observatoire sécuritaire à l’échelle du territoire de Watsa. Cette structure réunirait notamment la société civile, les organisations de jeunesse, la Fédération des entreprises du Congo (FEC), la FENAPEC, Kibali Gold Mine, les entreprises de sous-traitance, les confessions religieuses et d’autres acteurs communautaires.
Enfin, l’association recommande de sensibiliser la population à l’importance de la collaboration avec les chefs coutumiers et les services de sécurité afin de favoriser la prévention des actes criminels et de consolider la confiance entre les habitants et les institutions chargées de leur protection.
Une correspondance transmise à plusieurs autorités
Signée à Surur le 10 octobre 2026, la lettre est adressée au gouverneur du Haut-Uele et transmise, pour information, au président de la République, au ministre de l’Intérieur, aux présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, aux députés et sénateurs du Haut-Uele à Kinshasa, au président de l’Assemblée provinciale, à l’administrateur du territoire de Watsa ainsi qu’au chef de la chefferie Bari-Logo.
À travers cette démarche, l’ADDA dit attendre une suite favorable à ses recommandations. L’association espère ainsi voir les autorités compétentes prendre des mesures concrètes pour améliorer la sécurité dans cette partie du territoire de Watsa.
Aucune réaction des autorités concernées n’est rapportée dans les éléments disponibles au moment de la rédaction de cet article.
Junior Kasamba, CongoProfond.net