Provinces
Watsa : après la levée du couvre-feu, la société civile alerte sur l’insécurité et le chômage des jeunes
La situation sécuritaire et socio-économique continue de préoccuper les acteurs de la société civile dans la chefferie de Bari-Logo, en territoire de Watsa. Après la levée du couvre-feu, la synergie de dela société civile de la chefferie Bari-Logo rapporte de nouveaux cas d’agressions et de braquages et appelle au renforcement du dispositif sécuritaire.
Selon Ignace Talaguma, coordonnateur de la Société civile du Congo, des incidents auraient été enregistrés avant, pendant et après la levée du couvre-feu. Il fait notamment état d’agressions à la machette et d’attaques impliquant des armes à feu. Certaines victimes auraient été conduites dans des structures sanitaires pour recevoir des soins.
Face à ces préoccupations, cet acteur de la société civile plaide pour le renforcement des patrouilles et de la sécurité de proximité afin de mieux assurer la protection de la population et de ses biens.
Le chômage des jeunes au cœur des préoccupations
Au-delà de la situation sécuritaire, la question de l’emploi figure également parmi les principales préoccupations soulevées par la société civile.
Mobi Senyelo, coordonnateur de la Société civile du peuple congolais, met particulièrement en avant le chômage des jeunes. Il évoque également les difficultés d’accès à certaines zones d’exploitation artisanale de l’or, dans un contexte marqué par l’interdiction de l’orpaillage dans les périmètres de Kibali.
Selon lui, les possibilités d’emploi au sein de l’entreprise minière restent limitées au regard des attentes exprimées par une partie de la population locale.
La société civile interpelle les autorités
Pour la synergie locale de la société civile, les préoccupations sécuritaires et économiques nécessitent des réponses complémentaires.
Elle appelle les autorités provinciales à renforcer la sécurité dans la chefferie de Bari-Logo, à favoriser l’accès des jeunes aux opportunités d’emploi et à faciliter l’accès aux espaces miniers légalement disponibles, dans le respect de la législation en vigueur.
La société civile souhaite ainsi voir des mesures concrètes prises pour améliorer simultanément la sécurité des personnes et des biens ainsi que les conditions socio-économiques de la population de Bari-Logo.
Junior kasamba/Congoprofond.net