Actualité
Washington : DG du FPI, Hervé Claude Batukonke vend l’image d’un Congo prêt à séduire les investisseurs internationaux
Grâce à son dynamisme et à l’étendue de son carnet d’adresses, Hervé Claude Batukonke, Directeur Général du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), continue d’imprimer sa marque. Cette semaine, il a une nouvelle fois fait parler de lui en intervenant à Washington, aux États-Unis, lors d’une conférence de haut niveau consacrée à l’avenir des finances et du commerce en Afrique.
Sa participation à cette rencontre stratégique confirme son positionnement en tant que manager aguerri, sur qui les autorités congolaises peuvent s’appuyer pour impulser une véritable relance économique.

La RDC sous les projecteurs d’un forum mondial
Organisé par l’US/UK Africa Business Council, en partenariat avec la George Washington University, ce forum a réuni un parterre d’acteurs influents : responsables de la Banque mondiale, représentants gouvernementaux africains, universitaires et investisseurs internationaux.
Au cœur des échanges : la résilience des économies africaines, les mécanismes de garanties institutionnelles, ainsi que le potentiel économique encore largement sous-exploité de la République démocratique du Congo.
Dans ce contexte, l’intervention du DG du FPI a permis à la RDC de se démarquer comme un acteur crédible et attractif.
Un plaidoyer pour un Congo ouvert aux affaires
Face à un auditoire exigeant, Hervé Claude Batukonke s’est posé en véritable ambassadeur d’un Congo en pleine transformation. Son message, clair et direct, a porté sur l’ouverture du pays aux investisseurs internationaux en quête d’opportunités.
S’appuyant sur les réformes engagées ces dernières années, il a mis en avant les avancées en matière d’amélioration du climat des affaires, tout en soulignant la volonté affirmée de l’État congolais de construire des partenariats mutuellement bénéfiques.
Des défis assumés, mais un potentiel immense
Sans occulter les défis sécuritaires persistants dans l’Est du pays, le DG du FPI a tenu à relativiser leur impact sur l’attractivité globale de la RDC. Pour lui, ces contraintes ne sauraient masquer l’immense potentiel économique du pays.
Il a ainsi mis en lumière trois secteurs stratégiques porteurs de croissance : l’agroalimentaire, les industries extractives et les services. Autant de domaines où les opportunités d’investissement restent considérables.
Dans cette dynamique, il a réaffirmé l’engagement du FPI à accompagner tout investisseur sérieux désireux de s’implanter en RDC.
Une plateforme stratégique pour connecter l’Afrique au monde

Prenant également la parole, Serge Tshibangu, Chairman de l’US/UK Africa Business Council, a insisté sur l’importance de ce type de plateforme, qui vise à rapprocher les capitaux internationaux des opportunités africaines.
Selon lui, ces espaces d’échanges sont essentiels pour bâtir des ponts durables entre investisseurs et économies émergentes.
À travers cette intervention, Hervé Claude Batukonke a démontré sa capacité à dialoguer avec les grandes institutions financières internationales, tout en réaffirmant le rôle central du FPI dans le processus d’industrialisation de la RDC.
Plus qu’une simple participation, sa présence à Washington s’apparente à une véritable opération de séduction économique. Objectif : repositionner la RDC comme une destination de choix pour les investissements lourds et l’afflux de capitaux frais.
Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
Politique
Santé au Kasaï-Central : cinq députés demandent le départ de la ministre Rose Kamueka
La session de mars s’annonce particulièrement tendue à l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central. Une motion de défiance a été déposée, lundi 20 avril, contre la ministre provinciale de la Santé, Rose Kamueka, par un groupe de cinq députés provinciaux.
Conformément au règlement intérieur, l’organe délibérant dispose d’un délai de 48 heures pour examiner cette initiative. Si elle est adoptée, la ministre sera contrainte de présenter sa démission.
À l’origine de cette procédure, une question orale avec débat initiée par le député provincial Joseph Nkashama, élu de Kananga. Lors de la plénière, la ministre était appelée à s’expliquer sur la gestion du secteur de la santé dans la province. Insatisfait des réponses fournies, l’élu a ensuite mobilisé quatre collègues pour déposer la motion.
Les signataires accusent Rose Kamueka d’« incompétence » et de « passivité » face aux difficultés persistantes dans le système sanitaire provincial. Ils évoquent notamment des ruptures fréquentes de médicaments, un manque d’équipements dans les structures de santé ainsi que des arriérés de salaires du personnel soignant.
« Nous ne pouvons pas rester silencieux devant la dégradation continue des services de santé. La population en souffre chaque jour », a confié l’un des signataires, sous anonymat.
Cette motion ouvre une séquence politique délicate pour le gouvernement provincial du Kasaï-Central. Selon des sources parlementaires, d’autres membres de l’exécutif pourraient également être interpellés dans les prochains jours.
L’Assemblée provinciale est désormais attendue sur la programmation de l’examen de cette motion dans le délai imparti. En cas d’adoption, il s’agirait du premier départ au sein du gouvernement provincial dans ce contexte de contrôle parlementaire renforcé.
Mike Tyson Mukendi
