Santé
Walungu : Le médecin chef de zone de Nyangezi lance officiellement la campagne de vaccination contre la rougeole
Ce mercredi 24 mai 2023 au centre de santé de Munya/Nyangezi, en groupement de Karhongo dans le territoire de Walungu au Sud-Kivu, le médecin chef de zone de Nyangezi, Dr Olivier Kabarati Amani, vient de lancer officiellement la campagne de vaccination contre la rougeole.
Devant plusieurs parents, le médecin chef de zone a appelé tout le monde à sensibiliser la communauté pour la réussite de cette campagne de vaccination contre la rougeole dans la zone de Santé de Nyangezi. ‹‹ Je demande à tout le monde de faire sien cette campagne de vaccination contre la rougeole. Je remercie tous les parents qui continuent à emmener leurs enfants pour la vaccination, car, sans mâcher les mots, la courbe vaccinale dans la zone de santé de Nyangezi est ascendante et n’eût été cela l’on enregistrerait des morts dûs à la rougeole observés ce dernier temps dans différentes zones de santé de Nyangezi. Je leur demande de faire ainsi pour cette campagne que nous lançons aujourd’hui, même chose pour celle contre la poliomyélite qui va aussi commencer d’ici quelques jours.››, a-t-il dit.
À cette occasion, Olivier KABARATI AMANI a demandé aux relais communautaires de bien faire leur travail, conformément à leurs engagements et objectifs.
Présent sur le lieu, le chef de groupement de Karhongo/Nyangezi, sieur CISHUGI LUNGERE NYANGEZI Pascal, n’a que paraphrasé le numéro un de la zone de santé de Nyangezi en demandant à la population de laisser faire vacciner leurs enfants, car vacciner son enfant c’est l’aimer.
Rappelons que la zone de santé de Nyangezi est composé de 12 aires de santé qui s’étendent dans 4 groupements dont Karhongo, Kamanyola, Kamisimbi et Lurhala.
Nicolas CAHIHABWA BISIMWA/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
