Actualité
Volcan Nyiragongo : Denise Nyakeru Tshisekedi au chevet des sinistrés
La Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi est allée à la rescousse des sinistrés de Goma.
Arrivée dans le Nord-Kivu au lendemain de l’évacuation de cette ville, l’équipe de la fondation Denise Nyakeru Tshisekedi est au chevet des sinistrés.
Partie de Kinshasa à bord d’un avion pris en fret, elle a dû débarquer à l’aéroport de Kigali, au Rwanda, avant de prendre la route jusqu’à Goma.
Au nom de la première Dame de la République, la délégation a remis dimanche 30 mai 2021 un lot important de vivres et non vivres à l’Observatoire Volcanologique de Goma (OVG), qui assure la surveillance permanente des activités sismiques des volcans de la région.
Ceci est un signe de fraternité en ce moment difficile de l’éruption qui frappe les populations de la partie Est de la République Démocratique du Congo.
Cette délégation a procédé aussi à la remise des colis envoyés par la première Dame de la République aux sinistrés. « Maman Denise Nyakeru Tshisekedi nous a envoyés sici à Goma depuis plusieurs jours pour aider les sinistrés de l’éruption du Nyiragongo », a déclaré la responsable du social au sein de la fondation, Sarah Biselele. Elle a poursuivi sa déclaration en ces termes : « Aujourd’hui, nous sommes venus vers vous parce que c’est grâce à votre travail de surveillance et d’études des activités de ce volcan que les autorités sont orientées sur les dispositions à prendre pour nous protéger. Nous n’avons pas beaucoup de moyens, les besoins sont énormes mais, nous vous avons apporté ces vivres et non vivres pour vous aider ».
La fondation Denise Nyakeru Tshisekedi prévoit aussi d’autres actions en soutien aux efforts des gouvernements provincial et national.
La délégation va se rendre également à Sake, Rutshuru et Kibumba où des milliers d’habitants de Goma ont trouvé refuge, répondant au mot d’ordre du gouverneur militaire du Nord-Kivu en prévention d’une probable nouvelle catastrophe naturelle.
Plus de 350 personnes sont à pied d’oeuvre pour surveiller les activités dans les cratères des volcans et dans les alentours afin de conseiller le gouvernement sur les actions à entreprendre en faveur des populations qui environnent les sites volcaniques.
Dorcas Nsomue Mpia/Le Phare
Politique
DPS Kwango : Jean Dilonga affirme avoir refusé des tentatives de corruption liées à un dossier de détournement
Le dossier de détournement et malversations au sein de la Division provinciale de la Santé qui a secoué notamment des responsables des Programmes spécialisés de santé publique a risqué de s’enterrer et d’être classé « sans suite ». Cette situation est monnaie courante au Kwango, où certains médecins érigés en chefs coutumiers à la tête de certains programmes ont eu l’habitude de corrompre les autorités pour garder les postes et même monter en grade au grand dam des faits parfois tangibles.
Les gris-gris de Kimafu n’ont pas fonctionné cette fois
Quatre médecins chefs de programmes ont été mis en cause : Dr Deo Lulengwa, coordonnateur du Programme National pour la santé sexuelle et de la reproduction (PNSR), est accusé d’avoir détourné une importante somme d’argent et des matériels (ordinateurs, médicaments, etc). Il a détourné 19.000 ampoules de Carbétocine, une molécule destinée aux femmes. Dr Lulengwa, en lieu et place d’utiliser le médicament dans le cadre du programme, a choisi de le vendre et se faire de l’argent.
Il n’a organisé aucune activité de supervision des activités de son programme alors qu’il est financé par les partenaires ; Dr Serge Kandi (coordonnateur provincial du Programme National de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées à Chimiothérapie Préventive MTN-CTP) a été audité autour d’une fuite d’information sur l’utilisation des fonds du partenaire End-Fund Ufar.
L’audit a donc révélé un vol de 18.000 $ destinés à la formation de formateurs ; Dr Théo Kulonda (coordinateur du Programme National de Transfusion Sanguine, PNTS) est reproché de mégestion et de détournement des fonds. Selon l’inspecteur provincial de la santé, son programme ne fonctionne pas. Il est inexistant. Pas d’activités, il s’est transformé en commerçant des poches de sang et se fait du fric.
Il y a aussi Dr Abbé Marc Lukanzu, médecin et prêtre du diocèse de Kenge qui a reçu la charge de conduire la coordination provinciale du programme national de santé de l’adolescent (PNSA). Il lui est reproché des erreurs minimes d’administration. Il a été recadré et orienté. Il reste le seul jugé clean parmi les médecins audités.
Dr Lulengwa, Kandi et Kulonda ont écopé d’une suspension et sommés de restituer les sommes et les matériels détournés avant d’espérer la réintégration. Les autorités provinciales sont déterminées à piocher jusqu’au dernier voleur de la DPS pour éradiquer le mal dans la système de santé au Kwango dont la qualité de soins de santé ne bouge jamais d’un iota malgré l’implication des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers, à cause des détournements protégés des complices et des marabouts. C’est un empire qui s’effondre !
Selon des informations à notre possession, les médecins visés par l’audit de l’inspection provinciale de la santé du Kwango sont revenus à la charge. Des sommes d’argent ont circulé pour convaincre certaines autorités à taire le dossier. Le chef de l’Inspection provinciale de la santé du Kwango, M. Jean Dilonga, a confié à CONGOPROFOND.NET que certaines personnes l’ont contacté avec des enveloppes à la clé pour obtenir l’enterrement du dossier.
« J’ai refusé tous les avantages en nature comme en argent qui m’ont été présentés par ces médecins qui sont venus me corrompre », a-t-il dit. M. Dilonga a révélé qu’il a été plusieurs fois contacté au téléphone et reçu des visites à sa résidence pour effacer le dossier.
« L’impunité ne régnera pas toujours », a-t-il pensé, renvoyant « les corrupteurs les mains vides. » En l’en croire, il faut que cet empire de voleurs s’effondre.
Émile Yimbu
