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Vivement la 4ème République en RDC : Besoin d’un nouveau souffle pour une société bantoue émancipée

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La République démocratique du Congo se trouve à un tournant de son histoire politique. L’essoufflement de la 3ème République a mis en évidence les multiples limites d’un système politisé à l’excès, qui a entravé le développement du pays et divisé sa société.

Nous prônons l’avènement de la 4ème République en RDC, une opportunité de bâtir une architecture institutionnelle nouvelle, de rédiger une constitution adaptée aux aspirations du peuple congolais, et de forger un nouveau pacte social inspiré des valeurs réellement bantoues.

Le constat d’une 3ème République épuisée
La 3ème République en RDC a la particularité d’être marquée par les agressions étrangères qui ont renversé le Maréchal Mobutu en 1997. Ces agressions ont créé des rebellions qui ont favorisé l’assassinat LD Kabila en 2001. C’est ce qui permit l’ascension de Joseph Kabila au pouvoir alors parfaitement inconnu, inexpérimenté, âgé de 29 ans et qui gouvernera pendant 18 ans. C’est toujours la 3ème république qui privilégia un deal politique FCC-CACH qui porta Félix Tshisekedi au pouvoir en lieu et place de l’expression populaire exprimée dans les urnes d’après certains observateurs. Les élections de 2023 conduiront inévitablement à une politisation excessive de tous les aspects de la société. Les institutions étant instrumentalisées à des fins partisanes, les ressources du pays pillées par une élite égoïste et corrompue, et la confiance du peuple dans le système politique érodée. Cette réalité crée une impasse qui nécessite une rupture profonde.

Vers une nouvelle architecture institutionnelle

L’avènement de la 4ème République offre l’opportunité de repenser l’architecture institutionnelle du pays. Il est temps d’adopter une approche plus décentralisée, donnant davantage de pouvoir aux régions et aux communautés locales. Une décentralisation efficace permettrait une meilleure gestion des ressources et une plus grande participation citoyenne à la prise de décision. En outre, il est crucial de renforcer les contre-pouvoirs, de garantir l’indépendance de la justice et de promouvoir la transparence dans la gestion des affaires publiques.

Une nouvelle constitution pour le peuple congolais

La rédaction d’une nouvelle constitution est essentielle pour construire une 4ème République véritablement représentative des aspirations du peuple congolais. Cette constitution devrait garantir les droits fondamentaux de tous les citoyens, promouvoir l’égalité mais aussi la solidarité entre les territoires, protéger l’environnement et favoriser une économie durable et inclusive. Elle devrait également prévoir des mécanismes de reddition de comptes et de lutte contre la corruption.

Un nouveau pacte social inspiré des valeurs bantoues

La société congolaise est profondément enracinée dans les traditions et les valeurs bantoues. La 4ème République offre l’occasion de puiser dans cette richesse culturelle pour construire un nouveau pacte social. Ce pacte devrait promouvoir la solidarité, l’entraide, le respect de l’environnement et la valorisation de la diversité culturelle. Il devrait également encourager la participation active des jeunes et des femmes à la vie politique et économique du pays.

L’avènement de la 4ème République en RDC représente une opportunité historique de rompre avec les limites et les échecs de la 3ème République. En mettant fin à la politisation excessive de la société, en établissant une nouvelle architecture institutionnelle, en rédigeant une constitution adaptée, en orientant le peuple vers l’entrepreunariat pour forger un pouvoir économique national et en forgeant un nouveau pacte social inspiré des valeurs bantoues, la RDC peut amorcer un véritable renouveau. Cela nécessitera l’engagement de tous les acteurs politiques, sociaux et citoyens pour construire une société plus juste, plus équilibrée et plus prospère pour tous les Congolais.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR


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Coup d’État manqué ou tentative d’assassinat : Didier Kamerhe attend fermement le rapport officiel de la haute hiérarchie du pays

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Menée par Christian Malanga, un ancien membre des FARDC, la milice “New Zaïre” a orchestré, les petites heures du dimanche 19 mai 2024, une attaque meurtrière à la résidence de Vital Kamerhe, candidat au perchoir de l’Assemblée Nationale et une descente au Palais de la Nation, siège et bureau du président de la République.

La question sur la vraie cible de cette attaque se pose tant dans la population congolaise que dans la sphère politique et divise deux membres du Gouvernement Sama Lukonde II.

Selon le signataire d’un communiqué officiel publié quelques heures après cet acte, Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias, porte parole de l’exécutif national, confie que seuls le Palais de la nation, siège du bureau du Président de la République, et la résidence de Vital Kamerhe, en premier, ont été attaqués.

Cette version va se marier à celle du porte-parole des FARDC affirmant avoir déjoué un coup d’État et de l’épouse de Vital Kamerhe, Hamida Chatur, qui sur son compte X a témoigné “une attaque meurtrière qui a principalement ciblé son mari“.

Se confiant aux propos des assaillants, des nouveaux éléments d’apparence non relayés par le communiqué du Gouvernement et la presse congolaise, seront dévoilés le même jour par Jean-Pierre Bemba via le compte X de la Vice-primature, ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants.

Les résidences de la première ministre Suminwa Judith , du VPM de la défense, Jean-Pierre Bemba et de l’honorable Vital Kamerhe, avant l’étape du palais de la nation, étaient les principales cibles, selon les témoignages des assaillants“, lit-on.

14 heures après cet incident, Didier Kamerhe, frère de Vital Kamerhe, appelle la communauté congolaise à rester factuelle en attendant les résultats des enquêtes officielles en cours et soulèvent les quatre points suivants :

1. Le point de départ de ce qu’on présente officiellement comme tentative de renversement de pouvoir à Kinshasa est la résidence d’un simple député mais, il faudrait le préciser, candidat au poste du président de l’assemblée;

2. L’une des gardes du député sort de la parcelle en pleine nuit, soi-disant parce qu’il aurait vu des drones circuler dans le ciel et, comme par hasard, les assaillants profitent de son ouverture du portail pour le braquer, entrer dans la parcelle et le ligoter, pendant que d’autres engagent un échange des feux avec les autres gardes dont 2 seront tués avec un des assaillants;

3. Vue la résistance des gardes restés à l’intérieur de la parcelle du député en question, les assaillants vont se retirer pour prendre d’assaut le palais de la nation sans une résistance sérieuse sur les différentes barrières de sécurité de ce site hautement sécurisé du pays;

4. C’est après la tentative (d’assassinat) manquée à la résidence du député et prise d’assaut très facile du Palais de la nation que, seul, le commandant des assaillants sera abattu.

Optimiste, il soutient cette célèbre phrase “les faits sont sacrés mais les commentaires libres”, pour n’attendre que le rapport Officiel de la haute hiérarchie qui pourra démontrer les commanditaires de cette tentative de déstabilisation des institutions, des officiels et de Kinshasa.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET


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