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Vital Kamerhe : Démêler la vérité des rumeurs dans un climat politique tendu
Depuis des semaines, des allégations fracassantes ont circulé, suggérant que Vital Kamerhe, ministre de l’Économie, aurait reçu une somme colossale de 20 millions de dollars des autorités saoudiennes, et aurait détourné cette somme. Ces affirmations, aussi rocambolesques que graves, ont secoué le paysage politique congolais. Cependant, à la lumière des faits, il est impératif de démêler la vérité des rumeurs sensationnalistes.
En effet, les récits conflictuels ne font qu’embrouiller la réalité. D’un côté, certaines versions, via une influence sur TikToK, rapportent que Kamerhe aurait offert 6 millions de dollars aux autorités saoudiennes. Dans les deux cas, la réalité semble être tout autre.
La vérité est simplement que les autorités saoudiennes ont pour coutume d’offrir des présents symboliques à leurs hôtes de marque, dans une tradition bien établie de diplomatie et de courtoisie.
Faucon empaillé, symbole significatif au Moyen-Orient, offert par des Saoudiens à un diplomate congolais à Riyad
Il est primordial de reconnaître que Vital Kamerhe, en tant que figure majeure de la politique congolaise, mérite un traitement respectueux, indépendamment des opinions politiques individuelles. Propager des rumeurs sans fondement ne contribue en rien à renforcer notre démocratie. En effet, ternir l’image de notre nation pour déstabiliser un acteur politique ne peut être considéré comme une démarche politiquement responsable.
Dans le sillage de la réélection de Félix Tshisekedi, les luttes d’influence et les manœuvres politiques agressives ont malheureusement conduit à une série de calomnies visant à discréditer ceux qui ont joué un rôle objectif dans cette victoire. Il est crucial de dépasser ces jeux de pouvoir et de préserver l’intégrité de la démocratie congolaise.
En fin de compte, la vérité exige un examen rigoureux des faits, dépassant les querelles politiques pour embrasser une vision plus claire et unifiée de l’avenir politique de la RDC.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
