Diplomatie
Visas : L’ambassade de Chine déshabille « les intermédiaires malhonnêtes »
Dans un communiqué publié ce mardi 26 juin, l’ambassade de Chine en RDC dévoile des pratiques trompeuses des malfaiteurs qui se placent en faux intermédiaires et préparent des faux dossiers pour les demandeurs de visa chinois. » Ce qui occasionne le refus de visa après maintes fois de dépôts par le Centre de Visa« , insiste-t-elle.
À en croire ce document, en effet, les demandeurs de visas chinois sont priés de rester vigilants face aux intermédiaires frauduleux et de s’assurer de ne pas être trompés par ces faussaires qui préparent de faux dossiers pour les demandeurs de visa chinois. Ce qui entraîne le refus de visa après plusieurs dépôts par le centre de visa.
D’ores et déjà, indique-t-elle, la police a reçu un avertissement afin de lutter contre ces groupes malhonnêtes et cette situation. Ainsi, l’ambassade de Chine a réglé tous les frais de visa aux demandeurs escroqués conformément à son règlement de travail. Les demandeurs doivent respecter leurs obligations.
Il sied de souligner, à la suite de cette ambassade, qu’il est obligatoire pour les demandeurs de payer des frais de service au Centre de Visa (une entreprise privée en RDC), chargé par l’ambassade de Chine de fournir les services aux demandeurs de visa, lorsqu’ils soumettent leurs dossiers de demande. Selon le communiqué, le Centre de Visa ne remboursera pas ces frais en cas de refus. Suite à ces dernières affaires d’escroquerie rapportées impliquant des tiers non autorisés, l’Ambassade souligne aux citoyens l’importance de contacter directement les services officiels pour toute demande administrative ou consulaire.
Monica Bubanji/CONGOPROFOND.NET
Actualité
A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
