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Violences sexuelles en temps de conflits : Denise Nyakeru inlassablement sensible au sort des victimes
L’humanité célèbre ce samedi 19 juin la journée internationale pour l’élimination de violences sexuelles en temps de conflit. Une journée qui coïncide avec le lancement par le gouvernement congolais de la campagne tolérance zéro immédiate pour l’élimination de toutes les formes des violences à l’égard des femmes et des jeunes filles.
En République Démocratique du Congo, la Première dame, Mme Denise Nyakeru Tshisekedi, a fait de cette question une de ses priorités. Désignée par les Nations Unies comme championne de la prévention de la violence sexuelle liée aux conflits, Denise Nyakeru s’est engagée à porter la voix des survivantes en consacrant ses énergies à travers de plaidoyer pour des actions concrètes en vue de mettre fin à l’impunité et restaurer les victimes.
L’initiatrice de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi est déterminée à poursuivre le plaidoyer pour la mise en place d’un fonds national pour la prise en charge des victimes des violences sexuelles. Aussi, elle tient à poursuivre le plaidoyer au niveau continental en collaboration avec l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le Développement (OPDAD) pour la lutte contre les violences sexuelles en période de conflits et la consolidation de la paix. L’épouse du Chef de l’État entend aussi poursuivre la sensibilisation en collaboration avec tous les acteurs pour la lutte contre toutes les formes de violences faites à la femme et à la jeune fille.
Des actions concrètes
Compte tenu de ses engagements, la Première dame a multiplié des actions pour cette cause noble. Vu l’accroissement des cas de violences pendant le confinement dû à la pandémie de covid-19, elle a visité les locaux qui abritent aujourd’hui le Call Center pour la prise en charge des violences basées sur le genre (VBG). Elle s’est impliquée personnellement pour l’effectivité de la ligne verte, le 122. Ce projet, qui s’inscrit en droite ligne avec l’axe « lutte contre les VBG » de sa vision, donnera aux victimes à travers le pays une opportunité de dénonciation, mais permettra également une meilleure prise en charge et une bonne gestion à distance de leurs différentes plaintes.
Dans le cadre de son plaidoyer, l’épouse du Chef de l’État a pris part à une réunion virtuelle de Haut niveau pour « Faire l’état des lieux des progrès et des défis en matière de la prévention et la lutte contre les violences basées sur le genre liées aux conflits ». Sur l’implication de la championne, ces échanges ont permis de faire le plaidoyer pour des actions concrètes en vue de mettre fin à l’impunité. Puis, Denise Nyakeru Tshisekedi a insisté sur la nécessité d’une réflexion au niveau national pour des stratégies innovantes dans la prise en charge des victimes et surtout pour l’application effective des textes légaux pour améliorer la prise en charge des survivantes.
Sur l’axe prise en charge, elle a apporté des appuis au travers toute la république à plusieurs one stop center, des structures de prise en charge des survivantes des violences sexuelles. Il s’agit des équipements médicaux et kits de prise en charge remis aux hôpitaux de Kyeshero et Heal Africa à Goma, Panzi et HG de Walungu au Nord-Kivu et autres. L’épouse du Chef de l’Etat ne manque pas, lors de ces visites, de discuter à bâtons rompus avec le victimes afin de s’imprégner personnellement de l’ampleur de leurs douleurs.
Au travers des actions de prévention et de sensibilisation, Denise Nyakeru Tshisekedi organise, lors de ses visites en province, des rencontres de sensibilisation avec les jeunes de ces provinces sur notamment la masculinité positive, les méfaits des violences sexuelles, la citoyenneté responsable, la santé sexuelle et reproductive, etc. afin de les inciter à être des partenaires engagés et attentionnés qui prônent l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.
Par ailleurs, les officiers des FARDC ont été aussi sensibilisés aux questions VSBG. En marge de la célébration de cette journée l’année passée, la First lady a contribué à la formation de 30 commandants d’unités des FARDC et 11 magistrats militaires. A la fin, ces derniers ont signé des actes l’engagement pour prévenir et réprimer les violences sexuelles.
Enfin, la patronne de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi a lancé en 2020 à Mbuji-Mayi, au Kasai-Oriental, la caravane génération égalité. A cette occasion, 948 femmes et filles ont été formées et sensibilisées sur droits par rapport à l’éducation, la santé, le travail et la justice.
Des actions concrètes qui permettent d’agir sur les causes profondes et non sur les conséquences en vue d’obtenir des résultats durables.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné
Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.
Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence
La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.
Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.
Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.
Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP
Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.
Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.
Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.
Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation
Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.
Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.
L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.
Les grands chantiers de la nouvelle équipe
Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.
Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.
Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.
La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.
Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé
L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.
Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.
L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.
Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.
Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.
Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC
L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.
Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.
A.B.
