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Vers un retour de Maker Mwangu à l’EPST :  Ce que cache la sortie du député Mulumba Kanza

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L’actualité politique en République démocratique du Congo est dominée par les signaux de remaniement du gouvernement Judith Suminwa. Selon plusieurs sources concordantes consultées par CONGOPROFOND.NET, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, aurait fait ses adieux aux membres de l’actuel exécutif et souhaité bonne chance à ceux qui seront reconduits, à l’occasion du Conseil des ministres du vendredi 25 juillet 2025. Une déclaration perçue par beaucoup comme l’annonce implicite du prochain remaniement.

Depuis lors, une certaine effervescence agite les états-majors des partis politiques, chacun essayant de conserver ou d’arracher des portefeuilles ministériels.

Dans ce climat d’attente, une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux montre une matinée politique organisée au siège de l’UDPS/Tshisekedi. Lors de cette rencontre animée par Augustin Kabuya, Secrétaire général et président a.i. du parti présidentiel, le député national Augustin Mulumba Kanza a surpris l’assistance par une déclaration énigmatique : « À ce jour, je ne peux pas aller au-delà, c’est Maker Mwangu Famba qui a récupéré l’EPST. »

 

Réagissant à cette déclaration, Augustin Kabuya a confirmé avec nuance : « Entendons-nous bien, celui qui a parlé est un député national, il sait de quoi il parle. »

Ces propos, tenus en présence des cadres de l’UDPS, laissent penser à un probable retour de Maker Mwangu Famba à la tête du ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST). Un retour qui, selon plusieurs analystes, ne serait pas anodin, surtout dans la perspective de l’extension de la gratuité de l’enseignement au secondaire.

Cette perspective soulève plusieurs interrogations légitimes :

1. Le Chef de l’État est-il insatisfait des résultats obtenus par les actuels responsables de la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire ?

2. L’expertise reconnue de Maker Mwangu dans ce domaine pourrait-elle être mise à profit pour piloter la deuxième phase du programme, à savoir la gratuité du secondaire général ?

3. Après plusieurs années d’absence, Maker Mwangu Famba dispose-t-il encore de l’élan politique et de l’énergie nécessaire pour relever les défis de l’EPST ?

Pour rappel, Maker Mwangu Famba a dirigé ce ministère de 2007 à 2016, succédant à Paul Musafiri. Parmi ses réalisations marquantes figure la mise en place de la Mutuelle de santé des enseignants (MESP). À son départ, c’est Gaston Musemena, initiateur de la chaîne Éduc TV, qui avait pris le relais.

Jules Kisema Kinkatu/CONGOPROFOND.NET

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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

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Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

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