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Vers la chute du Raïs : Sama Lukonde admet avoir reçu le réquisitoire contre Kabila
Le ver est dans le fruit. Ce que d’aucuns pensaient impensable il y a encore quelques mois est désormais une réalité politique : l’ancien président Joseph Kabila pourrait être rattrapé par la justice militaire. Le Premier ministre sortant, Sama Lukonde, l’a confirmé dans une déclaration vidéo devenue virale ce vendredi 2 mai : le réquisitoire de l’auditeur général des FARDC, demandant la levée des immunités de Joseph Kabila, est bien arrivé sur la table du Sénat.
Interrogé à ce sujet, Sama Lukonde n’a pas cherché à éluder. « Le réquisitoire existe bel et bien. Il a été transmis au gouvernement. Le sujet sera traité au moment opportun », a-t-il déclaré, sans en dire plus sur l’agenda ni sur la posture de l’exécutif.
Mais cette simple confirmation a l’effet d’une onde de choc dans un pays où l’ancien chef de l’État restait, jusqu’ici, intouchable. L’implication possible de Joseph Kabila dans des affaires relevant de la justice militaire ouvre un nouveau front, dans un contexte déjà tendu par les négociations de paix à l’Est et la recomposition des forces au sommet de l’État.
Officiellement, rien ne filtre encore sur le contenu exact du réquisitoire. Mais des sources militaires évoquent des faits graves, susceptibles de justifier une levée des immunités parlementaires de celui qui siège encore comme sénateur à vie.
En lâchant cette information, Sama Lukonde vient peut-être d’enclencher un compte à rebours. Et pour Joseph Kabila, longtemps protégé par les silences et les deals politiques, l’heure des comptes semble s’approcher.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Affaire UBA : L’ancien employé Glody Aleko Kibwila conteste les accusations et évoque un possible piratage
L’affaire opposant la United Bank for Africa (UBA) à son ancien employé, Glody Aleko Kibwila, continue de faire couler beaucoup d’encre. Au cœur du dossier figurent des accusations d’abus de confiance formulées par la banque, que l’intéressé rejette catégoriquement.

Selon ses proches, les difficultés ont commencé après son licenciement par UBA, une décision qu’il considérait comme abusive. Déterminé à faire valoir ses droits, il avait saisi l’Inspection générale du travail afin de contester cette mesure.
Parallèlement, des soupçons portant sur de prétendues fausses factures et des paiements irréguliers liés aux services SMS Banking et Visa ont émergé au sein de la banque. Informé de ces accusations alors qu’il séjournait en Europe, Glody Aleko Kibwila serait rentré volontairement en RDC afin de répondre aux interrogations des enquêteurs.
La thèse du piratage
D’après sa famille, plusieurs séances de confrontation organisées dans le cadre de l’instruction auraient mis en évidence un possible piratage de son compte professionnel.
L’ancien employé affirme n’avoir jamais envoyé certains messages utilisés contre lui dans le dossier. Il soutient également qu’il ne disposait pas seul des prérogatives nécessaires pour valider certaines opérations financières incriminées.
Avant même son arrestation, il avait saisi le Conseil national de cybercriminalité afin de dénoncer ce qu’il considère comme une usurpation d’identité numérique.
Une version attendue de l’UBA
Alors que la famille de Glody Aleko Kibwila maintient la thèse d’une erreur judiciaire, l’opinion publique attend désormais la version officielle de l’UBA sur les circonstances ayant conduit à la plainte déposée contre son ancien collaborateur.
La banque pourrait notamment apporter des éclaircissements sur les éléments techniques et financiers qui fondent les accusations portées dans cette affaire devenue très médiatisée.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
