Actualité
VClub : déchu par l’Assemblée, le président de la section football Vicky Ndunga dénonce des irrégularités
Le président de la section football, Vicky Ndunga, a été déchu par l’Assemblée générale de l’AS VClub le 15 août dernier pour plusieurs griefs. Le concerné, dans une correspondance adressée à la présidente de l’équipe, dénonce les irrégularités constatées, selon lui, dans ce processus ayant abouti à sa déchéance.
Ce dernier estime que ce point n’a jamais été inscrit à l’ordre du jour.
« l’Assemblée Générale Extraordinaire du 15 août 2021 a été tenue dans l’illégalité d’autant plus encore que les invitations ne nous ont pas été adressées en vue de nous permettre de présenter nos moyens de défense par rapport aux soi-disant griefs retenus à notre charge (…) Ce point n’a jamais été inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée Générale Ordinaire (Procès-verbal de l’AGO faisant foi).
En plus, en dehors de l’AGO, aucune autre assemblée générale n’a été convoquée avec comme point précis le cas des membres du Comité de Direction en fonction à sanctionner », a-t-il écrit.
Concernant la remise et reprise qu’on lui demande de faire, Vicky Ndunga tient mordicus à ses droits et demande à V.Club de restituer ses dettes avant qu’il ne le fasse.
« En ce qui me concerne, je m’oppose
à toute remise-reprise de façon simpliste, dès lors que j’ai, avec mes moyens propres, préfinancé plusieurs activités du club, dans le cadre des matchs des compétitions interclubs de la CAF que le gouvernement de la République a pris en charge. Donc, le gouvernement ayant tout déboursé, il n’y a pas des raisons qu’on ne puisse pas me rembourser (Cfr. Notre lettre n° 020/AS.VCLUB/PSF/DK/2021 du 9 aout 2021). Cela étant, la remise-reprise doit être intégrale et non partielle avec un Secrétaire Général mais plutôt avec le nouveau Président de la Section Football. », a-t-il conclu.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
