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Vatican, Londres et Davos : Marie Tumba Nzeza matérialise sa diplomatie de développement

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C’est ce jeudi 23 janvier 2020 que le président de la République Démocratique du Congo, S.E. Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a clôturé la série des rencontres officielles, tant politiques qu’économiques, dans l’espace européen.

Parti de la Cité du Vatican, le vendredi 17 janvier 2020, ce séjour s’est poursuivi à Londres, la capitale du Royaume-Uni, du 19 au 21 janvier. Il s’est clôturé ce jeudi 23 janvier à Davos, ville située dans les Alpes suisses, qui accueille chaque année le Forum Économique Mondial.

Au cœur de l’action, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, a minutieusement préparé ce périple et s’est activée, aux côtés du Chef de l’Etat, à présenter à ses interlocuteurs le nouveau visage de la diplomatie congolaise consacré essentiellement aux facteurs du développement. Son cheval de bataille : amener la diplomatie congolaise au service du développement politique, socio-économique et culturel.

Au Vatican, après le tête à tête Félix Tshisekedi-pape François, où ont été évoquées, entres autres, la situation de Beni, la paix dans la région des Grands-Lacs, la lutte contre la maladie Ebola, la célébration du jubilé de la bienheureuse soeur Clémentine Anuarite Nengapeta, etc., Marie Tumba Nzeza a été reçue par le Secrétaire d’État du Vatican, qui est, en fait, le Premier Ministre du Saint Siège. Au menu de ce huis clos : l’état des relations entre l’Eglise catholique et l’Etat congolais. Les deux parties ont solennellement procédé à la signature des instruments de ratification de l’Accord Cadre entre le Saint Siège et la RDC. Cet accord définit notamment le cadre de fonctionnement de l »Église catholique romaine en RDC, ses domaines d’intervention, les droits que lui garantit l’Etat congolais, etc.

Outre les aspects politiques, la cheffe de la diplomatie congolaise s’est également intéressé au volet socioculturel durant cette visite au Vatican. Ainsi, s’est-elle entrenue avec la Communauté Sant’Egidio, a-t-elle visité le musée du Vatican, la chapelle Sixtine, la Basilique Saint-Pierre, le tombeau du Pape Jean Paul II, etc.).

A Londres, du 19 au 21 janvier, Marie Tumba Nzeza a eu des entretiens avec des officiels britannique dont le pays s’avère deuxième bailleur de fonds bilatéral de la RDC. Membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, ont-ils rassuré, le Royaume-Uni est en RDC pour le long terme aux côtés du peuple congolais.

Cette visite, convient-il de souligner, ne se limitait pas à renforcer la stabilité et à soutenir le développement. Il s’agissait de démontrer que la RDC est ouverte aux affaires et de commencer à attirer les investissements indispensables en facilitant aux entreprises internationales et congolaises les investissements en RDC et la réalisation de son potentiel.

Enfin, la dernière étape du séjour européen a eu lieu en Suisse où se clôture ce vendredi 24 janvier le Forum Économique Mondial de Davos.

Fidèle accompagnatrice du président de la République, Marie Tumba Nzeza a rencontré, dans la ville suisse, plusieurs personnalités qui comptent dans le monde des Affaires et politiques. A titre indicatif, il y a le patron de Phillips, firme hollandaise; du numéro un de Transfigura qui est déjà en RDC, le premier ministre belge qui va effectuer une visite à Kinshasa, du 5 au 7 février; la présidente de la confédération helvétique, Simonetta Sommaruga, etc.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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