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Vandalisme, bâillonnement des débats démocratiques, etc. : le FCC en colère contre l’UDPS et LAMUKA !
Trop c’est trop, a lancé Nehemie Mwilanya, coordonnateur du Front commun pour le Congo( FCC), face aux actes de vandalisme constatés ces derniers jours à Kinshasa qu’il attribue aux militants de l’UDPS et à la coalition LAMUKA.
Face à la presse ce mercredi 24 juin 2020, le 1er des lieutenants de Joseph Kabila, au nom du FCC promet de réserver des réponses proportionnelles à la gravité des faits au niveau tant judiciaire, parlementaire et politique.
Ces actes, a-t-il souligné, touchent l’institution parlement, depuis déjà quelques jours.
« l’Institution Parlement a été empêchée de siéger et maintenant ces actes d’empêchement deviennent récurrents de la part de la même formation politique au pouvoir faisant usage de ses militants bien conditionnés et qui empêchent les députés et sénateurs de faire leur travail pour lequel ils ont été élus par le peuple », dénoncé l’ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila Kabange devant les chevaliers de la plume et du micro.
Face à ce comportement de l’Union pour la démocratie et le progrès social, Néhémie Mwilanya Wilondja a estimé que le FCC qui a consenti des sacrifices inimaginables à travers des concessions politiques et des privations personnelles de son leader ne peut jamais accepter ce retour éhonté au baillomement des libertés fondamentales dont celle des débats démocratiques et républicains au sein des institutions au profit de la pensée unique de la confiscation de tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme.
Rien ne peut justifier le banditisme contre les députés, sénateurs et cadres du FCC, dit Néhémie Mwilanya.
À l’en croire, les députés nationaux lors du débat avaient massivement voté ces 3 propositions de lois initiées par Minaku et Sakata pourqu’elles soient déclarées recevables.
D’après les dernières informations, rapportent les sources proches de ce dossier, ces 3 propositions des lois sont déjà sous examen à la commission politico-administrative et juridique de l’Assemblee Nationale.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
