Connect with us

À la Une

Uvira: ville morte ce jeudi pour protester contre l’intronisation abusive et illégale d’un mwami des Banyamulenge !

Published

on

Uvira s’est réveillé, ce jeudi 09 septembre 2021, dans un silence presque sépulcral ! Pas de circulation, les magasins fermés, les rues désertes, etc. Des jeunes en colère ont barricadé la route nationale numéro 5 depuis Kawizi jusqu’à Makobola.

Ces jeunes de la communauté Baviila s’indignent de l’intronisation abusive et illégale d’un mwami des Banyamulenge dénommé FURAHA SOBASONERE Fidèle. Celui-ci a été fait mwami du groupement de Bijombo, une entité de la chefferie des Baviila.

Des pancartes et calicots sont affichés partout sur lesquels, il est écrit :  » Yee balugizi banyarwanda, Bijombo hili mbuga ye Kolo, mbuga ye muvira « ( Traduction : Uvira n’est ni à vendre ni à hypothéquer aux rwandophones).

Toutes les activités sont restées paralysées, pas de mouvement ni circulation. Ces jeunes disent non au bicéphalisme du pouvoir coutumier dans la chefferie des Bavira, dirigé par un seul mwami Edmond Lenghe Lwegeleza. Pour eux, cette intronisation est une machination d’un plan machiavélique orchestré par Gisaro, Théo Ngwabije, Marcellin Cishambo, Moïse Nyarugabo, etc.

Signalons que le chef de la chefferie des Baviila, a appris avec consternation la cérémonie d’investiture d’un chef dans le groupement de Bijombo, une entité coutumière qui relève de sa juridiction. Le mwami Lenghe Lwegeleza a élevé la voix, au micro de CONGOPROFOND.NET, pour dénoncer ce qu’il considère comme une incitation à la rébellion. Il condamne avec la dernière énergie cette démarche de chercher à trouver par force une entité coutumière.

Ensuite, il a lancé un appel à tous les Baviila et toutes les communautés vivant dans la chefferie des Baviila à faire échec au manœuvre politicienne.

Cleophas Bumba KYEMBWE BABU lorry’s/ congoprofond.net

À la Une

Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

Published

on

Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

Continue Reading