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Uvira : les FARDC en pleine opération de nettoyage d’armes, la population est appelée au calme

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Des coups des feu et des explosions des bombes ont été entendus vendredi 28 janvier 2022 dans la ville d’Uvira aux environs de 15 heures, au sud de la province du Sud-Kivu.

Ces détonations d’armes lourdes et légères tirées cet après-midi du vendredi, ont semé la panique parmi les habitants qui exercent leurs activités dans les 3 communes de la ville d’Uvira.

La plupart de la population pensait à l’attaque de la ville par des groupes armés.

Le porte-parole du commandement militaire du secteur opérationnel Sukola2 sud Sud-Kivu, le lieutenant Marc Elongo, a affirmé qu’il s’agit d’une opération de routine menée par l’armée qui n’a rien à voir avec l’insécurité dans la ville.

Pour lui, des troupes de l’armée régulière mènent des opérations militaires de nettoyage d’armes lourdes et légères dans cette partie de la province du Sud-Kivu.

Dans un message rendu public la soirée de ce vendredi 28 janvier, la cellule de communication de la mairie d’Uvira a appellé la population au calme, car selon elle, il n’y a rien de grave qui s’est passé.

Des personnes mal intentionnées ont commencé à partager des messages sur les réseaux sociaux selon lesquels la ville d’Uvira serait dans l’insécurité totale face à ces détonations d’armes.

La vérité en est que la situation sécuritaire est sous contrôle des FARDC et la population est actuellement entrain de vaquer librement à ses occupations habituelles.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Responsabilité introuvable : Stade du procès, personne n’a établi que Philémon Mambabwa a ordonné de frapper ou séquestré qui que ce soit

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Alors que la Cour militaire s’achemine vers la phase des plaidoiries, un constat factuel s’impose avec une acuité dérangeante : en près de huit audiences, aucun témoignage ni aucune pièce versée au dossier n’a permis d’établir un lien direct et univoque entre Philémon Mambabwa et les violences physiques subies par les enfants Mushobekwa.

L’audition des deux principaux renseignants, Sakina R. et Claudien Likulia, loin de clarifier la chaîne de commandement, a plutôt semé le trouble sur l’implication personnelle du prévenu. Sakina a été formelle devant le Ministère Public : “Est-ce que Monsieur Philemon Mambabwa avait donné l’ordre de la brutalité ? Non. Les policiers ont pris leur propre initiative” a-t-elle répondu. Une déclaration capitale, prononcée par une très proche du fils aîné de la principale partie civile, qui fragilise considérablement l’accusation de complicité ou d’instruction de torture.

De son côté, si Claudien maintient avoir entendu l’expression “petite correction”, les policiers commis à la résidence affirment sous serment n’avoir reçu que l’ordre de “garder” les jeunes gens jusqu’à l’arrivée des parents. Cette absence de preuve d’un ordre explicite de violenter les enfants se double d’une zone d’ombre juridique concernant le chef de séquestration. L’audience a confirmé que Philémon Mambabwa, après avoir découvert la présence clandestine de trois garçons majeurs ou quasi-majeurs dans la chambre de sa fille mineure à 4 heures du matin, a d’abord envisagé de les faire conduire à la 7ème Direction de l’ANR – service d’investigation dépourvu de cachot.

Cependant, il est établi et reconnu par toutes les parties que cet ordre n’a jamais été exécuté. Les enfants n’ont jamais quitté la résidence. Ils ont été retenus dans la guérite, dans l’attente, selon la défense, d’une confrontation parentale à une heure décente. Philémon Mambabwa a justifié cette rétention temporaire par un souci de responsabilité : “S’il leur était arrivé quelque chose à 5h du matin dehors, j’aurais été fautif de les avoir exposés”.

Dès lors, la question centrale qui se pose à l’orée des réquisitions est la suivante : la responsabilité pénale de Philémon Mambabwa peut-elle être engagée sur la seule base d’intentions supposées ou d’un environnement sécuritaire dont il aurait mal évalué le zèle ? La partie civile martèle que les cris des enfants étaient audibles depuis le salon et que le prévenu Philemon Mambabwa aurait dû intervenir.

La défense rétorque que ce dernier, après avoir entendu les explications des filles, a réévalué la situation en temps réel et a précisément renoncé à envoyer les garçons à l’ANR pour privilégier un dialogue parental. À ce stade du procès, si le comportement des enfants et des policiers est sévèrement questionné, la matérialité des faits principaux reprochés à Philémon Mambabwa – ordre de frapper et séquestration arbitraire – reste, sur le strict plan factuel et objectif, désespérément non établie.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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