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Uvira et les non-dits des Accord de Washington ( Une chronique du professeur Adolphe Voto )
Le 04 décembre 2025, le président congolais, et rwandais signaient un accord paix à Washington en présence le président américain comme garant de cet accord.
Au-delà des discours prononcés par les deux présidents qui peuvent être diplomatiques et protocolaires, c’est-à -dire, de nature à véhiculer des mensonges et des manipulations, on peut noter des non-dits avant, pendant et après cette cérémonie et qui peuvent traduire les vraies intentions des uns et des autres.

Dans ces genres de situation, les humains mentent par leurs discours, mais leurs comportements les trahissent toujours, car ceux-ci révèlent mieux leurs intentions profondes.
Au-delà des discours qui peuvent être trompeurs, il faut plutôt se focaliser sur le comportement des acteurs pour relever les vrais messages.
Nous allons considérer trois aspects qui présageaient déjà du non -respect des engagements: il s’agit de la temporalité, de la gestualité et de l’espace.
LA TEMPORALITÉ

Trois temps revoient un message au public
TEMPS 1: AVANT LA SIGNATURE
Prévue initialement pour quelques semaines après la signature, le 27 juin 2025, par les ministres congolais et rwandais des Affaires étrangères, l’entérinement de ces accords n’est finalement intervenu que le 4 décembre de la même année, soit près de six mois plus tard, signe que les négociations ont été particulièrement ardues. Quelques jours avant cette date, le ministre rwandais des Affaires étrangères affirmait encore qu’aucun accord ne serait possible tant que la RDC n’aurait pas désarmé les FDLR. Cette position a mis le président rwandais dans l’embarras vis-à-vis de ses partenaires américains.
TEMPS 2 : LA SIGNATURE
C’est la durée de la réunion à huis clos avant la signature des accords. Prévu dans le programme du protocole pour une trentaine de minutes, le huis clos a duré finalement plus d’une heure, au point d’inquiéter l’assistance. Ce que les discussions n’ont pas été faciles.
TEMPS 3: APRÈS LA SIGNATURE
Deux jours seulement après la signature des accords de Washington, la coalition AFC-M23, soutenue par des bombardements lancés à partir du territoire rwandais, ont lancé une offensive sur la ville d’Uvira. Ce volte face prouve à suffisance que pour Kagame, la signature de ces accords n’ont été qu’un leurre.
Pourtant le 05 décembre, au lendemain de la signature des accords de Washington, Trump a reçu de son côté, le tout premier prix de la FIFA pour la paix, remis par le président Gianni Infantino, en reconnaissance de ce que la FIFA a décrit comme ses actions exceptionnelles et extraordinaires pour la paix et l’unité, c’est-à-dire des efforts diplomatiques visant à promouvoir la paix et l’unité internationale.
C’était lors du tirage au sort pour la coupe du monde 2026. Simple coïncidence, en tout cas, le monde considère que Trump est mieux placé pour peser et ramener la paix dans plusieurs régions du monde.
LA GESTUALITÉ

Le deuxième aspect des non-dits pendant cette cérémonie de signature des accords, c’est le comportement des acteurs sur scène qui présageait déjà de la non observance des engagements pris.
Les deux présidents congolais et rwandais, ont évité de se regarder et de se saluer. Ce qui vient contredire leur discours et leurs signatures. Les caméras du monde braquées sur eux attendaient de les voir se serrer les mains après les signatures, même avec un sourire forcé, pour attester la réconciliation.
Ce qui frappait le plus dans la gestuelle durant cette cérémonie, c’était l’expression visuelle des deux présidents. Leurs visages ne laissaient en rien transparaître la paix ou la réconciliation ; on aurait même dit qu’une explosion était proche, tant la tension semblait palpable, comme si l’un pouvait à tout moment bondir sur l’autre. Le président Trump a d’ailleurs tenté de détendre l’atmosphère en ironisant sur la situation, affirmant que ces deux dirigeants “s’aiment beaucoup”.
L’ESPACE

Compte tenu de la circonstance, le protocole de la Maison Blanche avait fait sciemment pour mettre les deux protagonistes côte-à-côte, alors qu’on pouvait placer le médiateur au milieu. C’était pour éprouver les deux acteurs et les amener à se regarder et se serrer les mains. Cela n’est pas arrivé.
Pourtant, l’organisation même de la cérémonie a révélé la considération particulière que le président américain a accordée à ses invités. Cela tranchait avec ses habitudes, si l’on se rappelle par exemple la manière dont il avait reçu certains présidents africains ou chefs d’État européens, installés comme de simples élèves, ou encore ses rencontres avec le président ukrainien Zelensky et, plus spécialement, avec le Français Emmanuel Macron.
Cette mise en scène témoignerait de l’engagement du président américain à faire aboutir ce projet de paix.
IV LES CHANCES DE LA PAIX

Pourtant le comportement de Paul Kagame contredit les efforts pour la paix que consent le président américain. Donald Trump serait-il complice de Paul Kagame ou alors le président rwandais serait-il assez puissant pour narguer ainsi impunément Donald Trump ?
L’opinion attend voir si le Président américain, garant de cet accord de paix va s’arrêter à des condamnations creuses sans des pressions réelles sur Paul Kagame pour ramener la paix.
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Haut-Katanga : L’Institut Ntetema sacré champion d’INTELLECT QUIZ et qualifié pour la finale nationale à Kinshasa
Après 2 semaines d’intenses joutes intellectuelles entre plusieurs établissements scolaires de Lubumbashi et de Kipushi, la deuxième édition d’INTELLECT QUIZ dans la province du Haut-Katanga a connu son épilogue ce mercredi 3 juin au Bureau Wallonie-Bruxelles de Lubumbashi.
Organisée par le Centre d’Appui Scolaire pour la Formation de l’Élite du Congo (CASFEC), cette compétition éducative de questions-réponses a réuni les meilleurs élèves de la province autour des valeurs d’excellence, de culture générale et d’émulation intellectuelle.

Une finale à sens unique
Au terme d’une finale très attendue, l’Institut Ntetema de Lubumbashi s’est imposé avec autorité face à l’Institut Mukoma 1 de Kipushi sur le score sans appel de 185 points contre 65, décrochant ainsi le titre de champion provincial du Haut-Katanga.
Cette victoire ouvre à l’Institut Ntetema les portes de la grande finale nationale d’INTELLECT QUIZ, prévue du 27 au 30 juin prochains à Kinshasa, où les champions des différentes provinces du pays s’affronteront pour le prestigieux titre national.
Une jeunesse congolaise riche en talents
Prenant la parole à l’issue de la compétition, Metouschélah Yubu, responsable du CASFEC, a salué la qualité des prestations offertes par les participants tout au long du tournoi.
« Cette compétition démontre que la jeunesse congolaise regorge d’intelligence, de talent et de potentiel. Pendant deux semaines, nous avons assisté à des performances remarquables de la part des élèves venus de Lubumbashi et de Kipushi. Notre mission est de promouvoir l’excellence académique et de préparer une élite capable de contribuer au développement de notre pays. Nous félicitons l’Institut Ntetema pour son sacre et lui souhaitons plein succès pour la finale nationale à Kinshasa », a-t-il déclaré.
INTELLECT QUIZ, une école de leadership
Pour sa part, Geraldie Lombo, président de la structure organisatrice, a rappelé que cette initiative dépasse le simple cadre d’une compétition scolaire.
« INTELLECT QUIZ est bien plus qu’un concours de connaissances. C’est une véritable école de leadership, de discipline et de dépassement de soi. Nous sommes heureux de voir des jeunes passionnés par le savoir et prêts à relever les défis intellectuels de demain. »
Il a également exprimé sa gratitude envers les établissements participants, les partenaires ainsi que le Bureau Wallonie-Bruxelles pour leur contribution à la réussite de cette édition.
Hommage aux partenaires
Les organisateurs ont adressé leurs remerciements à l’ensemble des partenaires ayant soutenu cette initiative, notamment Barbara Kanam, Directrice générale du Fonds de Promotion Culturelle, ainsi que Yolande Elebe, pour leur accompagnement et leur engagement en faveur de la promotion de l’éducation, de la culture et de l’excellence au sein de la jeunesse congolaise.
Avec ce sacre provincial, l’Institut Ntetema portera désormais les couleurs du Haut-Katanga à Kinshasa, avec l’ambition de décrocher le titre national et de confirmer la vitalité intellectuelle de la jeunesse congolaise.
Tchèques Bukasa/CongoProfond.net
