Actualité
Uvira/COVID-19 : des journaliste formés sur la couverture médiatique en situation d’urgence
Des journalistes d’Uvira et certains membres de la Société civile ont été capacités ce jeudi 20 août 2020 dans la salle de la zone de santé d’uvira du le covid-19. Cette activité a été organisée par la division provinciale de la Santé, avec l’appui financier de l’Organisation Mondiale de la Santé.
Cette formation avait pour objectif d’outiller les professionnels des médias d’Uvira d’une meilleure connaissance du rôle de la communication afin d’améliorer l’adoption des mesures barrières recommandées en vue de faire face à cette pandémie qui touche le monde entier.
Selon Claude Bahizire, le chargé de la communication, il était question d’améliorer la qualité et d’augmenter la quantité des reportages sur la maladie à coronavirus. Ainsi, la zone de santé d’Uvira doit créer un noyau des personnes influentes dans les groupes sociaux important de la ville.

Les journalistes sont appelés, pendant cette période d’urgence liée au coronavirus, à connaître les éléments correspondant au contexte de l’information, à traiter comme celui du respect de 5w, se pencher sur l’actualité, l’opportunité, impact, la proximité, la notoriété ainsi que d’éviter de controverse dans le traitement de l’information. Ils sont pour l’observation des opinions des autres mais aussi l’inspiration du métier en respectant les sources du terrain, des experts et des personnes ressources.
Les journalistes doivent éviter, dans leur traitement d’informations, des rumeurs concernant la covid-19, de ne pas affirmer des choses sans preuves. Des affirmations extraordinaires exigent des preuves extraordinaires. Ils sont pris dans la communication de risque et engagement communautaire dans la lutte contre le COVID-19, a ajouté Claude Bahizire.
En conclusion, il a été recommandé aux chevaliers de la plume l’observation des mesures d’hygènes à tous les niveaux lors de la gestion des suspects et des contacts et l’adoption pour tous des gestes ou mesures barrières permettant de réduire les risques de contamination ainsi que de casser la chaine de transmission de l’épidémie.
Cléophas Bumba kyembwe babu/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
