Santé
UPN : Les étudiants en SIC sensibilisés sur les questions de santé sexuelle
C’est au cours d’une conférence-débat organisée, ce samedi 02 novembre, par le Réseau des journalistes pour la santé sexuelle et reproductive (RJSSR) que les étudiants des sciences de l’information et de la communication de l’université pédagogique nationale (UPN) ont été sensibilisés sur les questions liées à la santé sexuelle et reproductive.
Un échange de près de 3 heures autour du thème :« Droits en Santé Sexuelle et Reproductive : S’informer et Agir ». 3 orateurs ont tenu l’auditoire en haleine par la pertinence de leurs interventions.
Bibiche Mbete, coordonnatrice de RJSSR, a démontré à ces futurs chevaliers de la plume l’importance actuelle d’aborder de plus en plus les questions liées à la santé sexuelle et reproductive.
« Généralement, les questions liées à la santé sexuelle et reproductive sont ignorées. C’est des sujets dont on ne parle pas beaucoup, des sujets tabous. C’est des sujets méconnus et pourtant des sujets importants qui ont des conséquences dans la vie et dans la santé des jeunes, en particulier, mais aussi de la population en général ».
La coordonnatrice de ce réseau des journalistes engagés a, par ailleurs, rappelé la situation actuelle de notre pays sur des questions liées à l’avortement et la nécessité de tenir la population informée. « Beaucoup de jeunes meurent par suite des avortements clandestins…
Beaucoup avortent aujourd’hui parce qu’ils n’ont pas eu les bonnes informations en matière de contraception et les avortements sécurisés. Nous avons voulu mettre à contribution les étudiants en communication pour qu’un jour ils soient eux aussi acteurs dans ce pays et qu’ils arrivent à contribuer, par leur travail, à la réduction du taux de mortalité maternelle dans le pays ainsi qu’à la réduction du taux des décès liés aux avortements à risque ».
Acteur communautaire en santé sexuelle et reproductive, le Docteur Delphin Katshelewa a outillé ces futurs hommes et femmes des médias afin qu’ils soient des personnes complètes pour une meilleure communication autour des droits à la santé sexuelle et reproductive. «Aujourd’hui, l’infodémie ou les fake news sur la santé sexuelle et reproductive fait à ce que plusieurs mœurs se sont depravées et plusieurs droits sont bafoués.
Ainsi discuter avec les étudiants devient une opportunité pour transférer les bonnes connaissances», a souligné le médecin.
Pour finir, le chef des travaux Fabrice Akaa Lukangi, le dernier intervenant du jour, a mis en lumière l’importance considérable de s’investir dans la communication en faveur de la santé sexuelle et reproductive pour sauver des vies. Il a conseillé ces futurs journalistes d’inclure ce qu’est dans l’exercice de leur métier au même titre que d’autres sujets dont la politique et l’économie.
« Ce qui s’observe aujourd’hui sur le champ journalistique, vous verrez que la plupart des journalistes préfèrent beaucoup plus se spécialiser sur des questions politiques ou bien sur des questions économiques. Mais il y a des questions telles que celles liées à la santé sexuelle et reproductive, qui sont des questions qui touchent directement la population », a-t-il conclu.
A noter que cet événement rentre dans le cadre d’une série d’activités qui se poursuivront dans d’autres alma mater, notamment à l’université de Kinshasa et à l’Université Kongo, avec l’appui de MSI-RDC, pour sensibiliser les apprenants en journalisme en faveur de la santé sexuelle et reproductive.
L’objectif précis de cette messe scientifique était d’informer et former ces futurs journalistes, hommes et femmes des médias à la maîtrise parfaite des droits communs sur la santé sexuelle et reproductive, (cfr l’article 14 du protocole de Maputo) afin qu’ils agissent de manière responsable et sans aucun risque.
Dorcas Ntumba/ Congoprofond.net
Santé
Kongo-Central : Luozi face à la résurgence du choléra, 18 cas confirmés !
Le territoire de Luozi, dans la province de Kongo-Central est de nouveau frappé par une flambée de choléra. Le médecin directeur de l’hôpital général de référence de Luozi, le Dr Flodin Muimba, l’a confirmé, dimanche 15 mars 2026.
Cette annonce a été faite au cours du culte dominical de la 23è CEC, paroisse centrale. Selon le médecin directeur, 18 cas ont déjà été enregistrés. Cette résurgence ravive les inquiétudes dans l’ensemble du territoire régulièrement exposé à cette maladie d’origine hydrique.
Une menace persistante dans un territoire frontalier au Congo Brazzaville
Le choléra, infection diarrhéique aiguë causée par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, reste une menace récurrente dans les zones riveraines du fleuve Congo. À Luozi, l’accès limité à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement favorise la propagation rapide de l’épidémie.
« Nous avons enregistré 18 cas confirmés de choléra jusqu’à hier dimanche 15 mars. Nos équipes sont mobilisées pour contenir la propagation, mais les moyens restent limités », a déclaré le médecin directeur de l’hôpital général de référence de Luozi.
Et, d’ajouter : « la situation exige une réponse urgente pour éviter une extension vers les villages voisins ».
Facteurs aggravants la situation du choléra à Luozi
À notre avis, les facteurs tels que la consommation d’eau du fleuve non traitée, le manque de latrines dans certains quartiers et villages et d’assainissement adéquat et les déplacements fréquents des populations entre Luozi et les zones environnantes souvent touchées par le choléra seraient les facteurs qui aggravent la situation et la résurgence de cette maladie dite de mains sales.
« Ces conditions, croyons-nous créent un terrain propice à la multiplication des cas, surtout parmi les enfants et les personnes âgées », dévoile un acteur de la société civile de Luozi.

Réponse locale face à cette épidémie
Face à cette menace, l’hôpital général a mis en place un centre de traitement du choléra. Des campagnes de sensibilisation sont menées pour encourager la consommation d’eau bouillie ou chlorée. Les autorités locales appellent à l’appui des partenaires humanitaires afin de renforcer les stocks de sels de réhydratation et d’antibiotiques.
Impact négatif sur la population
Dans les villages riverains, la peur grandit. Les familles craignent pour leurs enfants et redoutent une paralysie des activités économiques, notamment la pêche et le petit commerce.
La résurgence du choléra menace ainsi non seulement la santé publique, mais aussi la stabilité sociale et économique de Luozi.
Ce qu’il faut faire à long terme
La flambée actuelle rappelle l’urgence d’investir dans l’eau potable et l’assainissement. Au-delà de la réponse médicale immédiate, c’est une question de développement durable et de prévention à long terme. Luozi, comme d’autres territoires du Kongo-Central, illustre combien la lutte contre le choléra reste un défi majeur pour la République démocratique du Congo.
Avec le trafic régulier des personnes dans le territoire de Songololo, il n’est que question d’heure pour l’épidémie soit déclarée.
Laver les mains à chaque moment reste le geste idéal pour éviter le choléra.
Mfumu DIASILUA K.
