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UNSAC : Tumba Nzeza préside à Luanda la reunion du Comité sur les questions de sécurité

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La ministre d’Etat, ministre des Affaires Étrangères, Marie Tumba Nzeza, participe à la 49ème réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) qui se tient du 25 au 29 novembre 2019 à Luanda, la capitale de l’Angola.

Le changement climatique, question cruciale de plus en plus considérée comme un sujet de grande préoccupation pour les
Etats de la sous-région, sera l’un des principaux thèmes de discussion.

Les débats seront notamment centrés sur l’impact de ce phénomène sur la paix et la sécurité.

Au-delà du partage des expériences sur ses manifestations dans les pays d’Afrique centrale, indiquent les organisateurs, il s’agira de voir comment y faire face de manière collective, sachant que tout le monde en est concerné.

Les participants discuteront aussi de la situation géopolitique et sécuritaire en Afrique centrale, y compris les développements
politiques et institutionnels des six derniers mois ainsi que les enjeux liés à la gouvernance, aux processus électoraux, à la situation humanitaire, aux droits de l’homme et à la sécurité intérieure et transfrontalière. Comme d’habitude, le Secrétariat
général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) présentera un rapport qui servira de base aux échanges sur ces différents dossiers.

Outre les considérations d’ordre général, ce rapport proposera un état des lieux dans les onze pays membres du Comité, à savoir l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine (RCA), le Congo, la République démocratique du Congo (RDC), le Gabon, la Guinée équatoriale, le Rwanda, Sao Tomé et Principe,
et le Tchad.

Les conflits liés à la transhumance et au pastoralisme ; la piraterie maritime dans le golfe de Guinée ; la promotion du désarmement ; la mise en œuvre de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité en Afrique centrale ; la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme ; etc. seront également au cœur des discussions.

Notons que la réunion de Luanda a débuté le 25 novembre avec une concertation au cours de laquelle les points focaux nationaux du
Comité ont fait une évaluation de la mise en œuvre des recommandations de la précédente réunion et examineront les mesures prises lors de la 44e session en vue de la revitalisation du Comité. Elle est suivie de la rencontre des experts (26- 28 novembre).

Après des débats sur les questions inscrites à l’ordre du jour, ces experts formuleront des recommandations qui seront examinées et adoptées lors de la session ministérielle prévue le 29 novembre.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale et Chef de l’UNOCA, François Louncény Fall, y prendra
également part ainsi que plusieurs autres personnalités de l’ONU et des représentants des organisations régionales et internationales.

La première partie des travaux sera dirigée par la Ministre d’Etat chargée des Affaires étrangères de la RDC, Mme Marie Tumba Nzeza, dont le pays assure la présidence en exercice du Comité depuis la 48eréunion tenue à Kinshasa du 27 au 31 mai 2019.

Elle passera ensuite le relais à son homologue Manuel Domingos Augusto de l’Angola, qui occupera ce poste jusqu’à la 50e session de l’UNSAC prévue durant le premier semestre 2020. C’est la deuxième fois que l’Angola accueille les assises de l’UNSAC depuis que son Secrétariat a été confié à l’UNOCA en 2011.

Luanda avait déjà abrité les travaux de la 40e réunion du 1er au 5 juin 2015.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe

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L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.

À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants

De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.

Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Une intervention qui vire au drame

Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.

Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.

D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.

Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.

La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.

C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.

La peine capitale requise, verdict attendu

Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.

L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.

Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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