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UNPC : une corporation, deux Congrès !
Les chevaliers de la plume et du micro ne savent plus à quel saint se vouer. Leur principale organisation, l’Union nationale de la presse au Congo (UNPC), a désormais deux têtes en son sein. D’un côté, une aile dirigée par le président Kasonga Tshilunde Joseph Boucar qui vient de confirmer, depuis le mardi 22 septembre, la tenue du Congrès du 5 au 7 octobre dans la ville côtière de Moanda, au Kongo central.
De l’autre, c’est le tandem Placide Tabassenge et Benoît Kambere Lusumba, se réclamant respectivement président ai et secrétaire général ai de cette structure.
La deuxième frange, quant à elle, a annoncé, depuis ce mercredi 23 septembre, la convocation du 14 au 17 décembre 2020 au centre catholique Nganda à Kinshasa le même 9ème Congrès extraordinaire de la presse nationale.
Il convient donc de rappeler que Placide Tabasenge dénie à Kasonga Tshilunde la qualité de convoquer un congrès parce que déjà radié de la corporation pour mauvaise gestion malgré son appel pour réhabilitation devant les instances judiciaires.
Placide Tabasenge affirme avoir convoqué ce congrès en sa qualité de président par intérim depuis la radiation de Kasonga Tshilunde de la corporation le 10 juin 2019.
De part et d’autres, les deux protagonistes invitent les journalistes à présenter leurs candidatures pour occuper des fonctions à l’issue de leurs « Congrès ».
Face à ce bicéphalisme qui fragilise la presse et ternit l’image de cette noble corporation, les professionnels des médias invitent les deux camps à trouver rapidement un terrain d’entente.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru
Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.
Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions
Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.
Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.
Un isolement financier et diplomatique renforcé
Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.
Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.
Des accusations précises du Trésor américain
Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :
Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique
Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements
Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays
L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles
Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger
Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place
Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.
Un contexte national déjà explosif
Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.
Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.
Une pression internationale et interne convergente
Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
