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Université du Kwango : un étudiant découvre une plante pour éliminer la chenille légionnaire
Une bonne nouvelle dans le domaine scientifique. Un étudiant en agronomie à l’Université du Kwango, vient de trouver la solution pour lutter contre la chenille légionnaire.
Cet étudiant, qui se veut discret pour le moment, mène une recherche contre la chenille migratoire légionnaire. Sa recherche se base sur son travail de fin de cycle. Il travaille en collaboration avec un camarade de sa promotion qui, lui, a axé ses recherches sur les différentes variétés de maïs et de haricot.
Dans l’entretien peu protocolaire qu’il a eu dans la soirée de jeudi 28 février avec CONGOPROFOND.NET, il a fait savoir que la chenille légionnaire à fait son apparition en Amérique et a rapidement migré en Afrique centrale, jusqu’à atteindre la province du Kwango. Elle parcours 100 Km par nuit et pond entre 200 à 500 oeufs. Elle atteint 1000 oeufs toute sa vie. Cette chenille de type larve a la tête en forme de Y et possède trois lignes jaunes sur le dos. Elle ravage le maïs et autres plante des champs.
Cette chenille a fait ses preuves de destructrice en ravageant toutes les variétés de maïs du champ expérimental du camarade.
Selon cet étudiant, les techniciens et chercheurs expérimentés de l’Organisation mondiale pour l’agriculture (FAO) ont découvert plusieurs méthodes pour lutter contre le petit animal. Mais les produits se sont révélés inefficaces ! Alors il a mis au point une méthodes phytothérapique.
Alors l’étudiant se félicite : « Je viens de trouver deux plantes très efficaces et il y en a une qui tue la chenille légionnaire immédiatement au contact… ».
L’étudiant a réservé la primeur de la plante à son TFC et promet de mettre sur la place publique les résultats complets de ses recherches au moment opportun.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles
C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.
Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle
Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.
La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.
Des contenus déconnectés des réalités africaines
Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.
À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.
Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.
Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.
Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?
Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
