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Union sacrée : les élus CACH soutiennent l’initiative de Tshisekedi

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Les réactions fusent de partout après l’adresse à la nation du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi sur le lancement, dès la semaine prochaine, des consultations avec des leaders politiques et sociaux en vue de créer une union sacrée autour de l’action gouvernementale. La dernière est celle des parlementaires de la plateforme politique Cap pour le changement (CACH).

Dans une déclaration politique faite le samedi 24 octobre 2020 à Kinshasa, les députés nationaux et sénateurs de CACH ont encouragé le chef de l’Etat dans sa démarche tendant à rechercher une union sacrée pour la nation. Et ils invitent les Congolais, la classe politique en particulier, à dépasser les intérêts individualistes et politiciens et répondre à cet appel du président de la République.

“Nous exprimons nos vives félicitations au chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi, nous renouvellons notre loyauté et l’encourageons à poursuivre sans désemparer son action pour le changement démocratique, la lutte contre l’impunité et la corruption en RDC, en dépit de l’entreprise de sape à laquelle se livre sans cesse une certaine force politique qui, des années durant, a pris le peuple congolais en otage et croit l’y maintenir indéfiniment”, a dit au nom de ses collègues parlementaires le député national Léon Mubikayi, président du groupe parlementaire CACH à l’Assemblée nationale.

Aussi, ont-ils dénoncé la mauvaise foi du Front Commun pour le Congo (FCC), pourtant l’une des parties de la coalition gouvernementale, de bloquer systématiquement, par des crises artificielles récurrentes, la vision salvatrice du président Tshisekedi pour le redressement de la situation générale du pays et l’amélioration des conditions de vie des Congolais, clochardisés à souhait par des prédateurs internes et externes dans l’impunité totale.

Revenant sur le point lié à la récente prestation de serment des nouveaux juges constitutionnels, les députés nationaux et sénateurs de CACH dénoncent le comportement des présidents de deux chambres du Parlement qui ont incité les députés et sénateurs du FCC à boycotter la cérémonie de prestation de serment de trois juges nommés à la Cour constitutionnelle par le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi. Ils ont ont rappelé que la Constitution fixe, de manière limitative, le domaine des compétences de chaque institution de sorte qu’aucune ne peut interférer dans le domaine de compétence de l’autre.

“Le pouvoir de contrôle de la constitutionnalité aussi bien des lois que des actes administratifs de toutes les autorités est dévolue à la seule et unique Cour constitutionnelle. Ainsi donc, aucune autre autorité, qui qu’elle soit, ne peut d’elle-même s’arroger par arrogance, le pouvoir de déclarer inconstitutionnel un acte d’une autorité publique sans se référer à la Cour Constitutionnelle”, dénonce l’élu de Luebo.

Et de poursuivre : “Jeanine Mabunda et Alexis Thambwe Mwamba, confondent leurs émotions à la volonté du constituant, ils ont dans un courrier adressé au Président de la République, pris le risque de critiquer l’ordonnance du Président de la République en lui reprochant d’être inconforme à la Constitution et ont, à la même occasion, incité tous les membres de leurs bureaux respectifs à boycotter la cérémonie solennelle de prestation de serment de trois nouveaux juges constitutionnels”.

“Cette attitude irresponsable et récidiviste de ces deux autorités des chambres parlementaires est de nature à créer une crise politique inutile et à engager particulièrement l’Assemblée nationale dans une confrontation avec le Président de la République à laquelle cette chambre ne peut pourtant pas résister”, ont conclu ces élus de CACH dans la déclaration lue par Le président de leur groupe parlementaire.

Muamba Mulembue Clément/Congoprofond.net