Justice
UNIKIN : commémoration des Conventions de Genève autour de la protection des victimes des conflits armés
L’Université de Kinshasa (UNIKIN) a abrité, ce samedi 30 août, une conférence académique consacrée à la commémoration des Conventions de Genève. Organisée par le département des Droits de l’homme, la rencontre avait pour thème : « La protection des victimes des conflits armés à l’Est de la République démocratique du Congo ».
Plusieurs intervenants, dont l’avocat et acteur social Me Samuel Mbemba Kabuya, ministre des droits humains ont pris la parole pour rappeler l’importance de ces textes juridiques internationaux dans un contexte marqué par les violences persistantes à l’Est du pays.
Dans son intervention, Me Mbemba a dénoncé les massacres de civils, les déplacements forcés, l’utilisation du viol comme arme de guerre et le recrutement d’enfants soldats, autant de pratiques qu’il a qualifiées de « violations flagrantes des Conventions de Genève ». Il a également mis en avant les efforts en cours du gouvernement congolais pour restaurer la paix et protéger les populations affectées.

La conférence a aussi été l’occasion de rendre hommage aux victimes congolaises des conflits et de sensibiliser les étudiants à la responsabilité collective dans la promotion et la défense des droits humains.
Dorcas Mwavita
Justice
Derrière l’offensive judiciaire du GENOCOST, le poing d’acier de Guillaume Ngefa Atondoko
Alors que plus d’un million de dollars destinés à la mémoire des victimes du GENOCOST s’est volatilisé dans les limbes d’un contrat sans livrable, une main de fer a saisi la Justice au collet. Le communiqué du 17 avril 2026, ordonnant l’ouverture immédiate d’une enquête pour détournement de deniers publics contre les dirigeants du FRIVAO et la société DVO SARL, n’est pas qu’un simple paraphe ministériel.
C’est l’empreinte indélébile de Guillaume Ngefa Atondoko, Ministre d’État à la Justice et Garde des Sceaux. Dans une République où le bruit de l’argent sale couvre souvent les cris des victimes, cet homme a fait le choix radical du silence actif : celui qui prépare les perquisitions, identifie les comptes à geler et verrouille juridiquement la nasse autour des prédateurs présumés. La précision chirurgicale du communiqué porte sa signature intellectuelle.
Là où d’autres se contentent d’indignations de façade, Guillaume Ngefa Atondoko a armé le Parquet général près la Cour de Cassation d’un arsenal répressif complet : réquisitions bancaires, saisies conservatoires, et injonction de poursuites tous azimuts. Juriste rompu à la mécanique impitoyable de la loi anti-corruption, il a transformé une affaire qui sentait l’enlisement en une opération de police judiciaire d’envergure.
En posant la qualification de “détournement” et en exigeant le gel immédiat des avoirs, il a non seulement protégé les intérêts financiers de l’État, mais il a surtout érigé un rempart contre la honte : celle de voir les fonds du génocide congolais servir de pâture à des appétits privés. Le Ministre d’État Ngefa incarne ainsi l’espérance technique d’un État de droit qui ne négocie plus avec ses fossoyeurs. Il est ce rouage essentiel qui transforme la volonté politique en verdict inéluctable.
Par cette injonction historique, Guillaume Ngefa Atondoko rappelle à la Nation qu’entre la gabegie et la sanction, il n’y a plus qu’un seul rempart : l’intransigeance d’un grand commis qui a fait de la protection des deniers publics sa seule religion. Le message est sans ambiguïté : pour les pilleurs de la mémoire congolaise, la cavale administrative est terminée. La traque judiciaire a commencé, et elle a un nom.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
