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Unikin : 700 nouveaux bancs livrés par le Service National, symbole d’un partenariat durable au service de la jeunesse
Promesse tenue. Ce mercredi 25 juin 2025, le Service national, conduit par le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, est revenu sur la colline inspirée des bâtisseurs pour honorer un engagement pris un mois plus tôt : compléter la dotation de 500 bancs-pupitres offerts à l’Université de Kinshasa. Ce second lot, fort de 700 bancs supplémentaires, a été réceptionné dans la liesse, à la grande satisfaction du recteur de l’Unikin, qui a salué un geste hautement symbolique de justice sociale.

« L’Université de Kinshasa est heureuse de recevoir ce deuxième lot. Il va incontestablement améliorer la qualité de l’enseignement. C’est la preuve que l’État, sous la conduite du président Félix-Antoine Tshisekedi, agit concrètement en faveur de la jeunesse », a déclaré le recteur, exprimant sa reconnaissance.
Face à une population estudiantine dépassant les 30 000 âmes, l’Unikin souffrait d’un manque criant de mobilier. Certains étudiants, faute de places assises, étaient contraints de louer des chaises à l’extérieur. Désormais, grâce à cette initiative du Service national, les conditions d’apprentissage connaissent une amélioration notable.
Les bénéficiaires eux-mêmes n’ont pas caché leur satisfaction : « Nous saluons cette action qui répond à nos réalités. Étudier dans de bonnes conditions, c’est aussi participer à la reconstruction du pays. Merci au président de la République, merci au Service national ! »

Mais au-delà de cette dotation, le Service national annonce une ambition plus large : étendre sa collaboration avec toutes les universités et instituts supérieurs du pays. Des étudiants de l’Université Pédagogique Nationale ont déjà rejoint ses rangs ; ceux de l’Université de Bunia, de Mbuji-Mayi et d’ailleurs sont attendus.
« Nous avons besoin de l’intelligence nationale, des jeunes cadres pour encadrer la jeunesse et bâtir le Congo de demain », a souligné le lieutenant-général Kasongo. « Le Service national, bras séculier du développement, est un outil au service de la reconstruction, et nous appelons tous les Congolais à y prendre part. »
En filigrane, cette initiative traduit une volonté forte : rapprocher l’État des universités, replacer la jeunesse au cœur du développement, et bâtir, pas à pas, un avenir commun fondé sur l’éducation, la discipline et la responsabilité.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
