Connect with us

À la Une

Une alliance sacrée pour la Justice : le dialogue prophétique de New-York

Published

on

En marge de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, une rencontre d’une profonde portée symbolique a transcendé le traditionnel cadre diplomatique. Au cœur de New York, ville temporairement transformée en épicentre de la gouvernance mondiale , le Ministre de la Justice congolais, Guillaume Ngefa A. Andali, et le Prix Nobel de la Paix, Dr Denis Mukwege, ont scellé un pacte historique.

Leur impératif catégorique : ériger la justice comme unique fondation d’une paix durable en RD Congo. Face à l’horreur des violences qui frappent le pays, leur dialogue a incarné une convergence philosophique essentielle, affirmant d’une seule voix que l’impunité est la négation même de la paix. Cette “Alliance Sacrée” entre la légitimité de l’État et l’autorité morale de la Société civile dessine les contours d’une justice qui se veut non seulement réparatrice, mais garante de la dignité humaine.

Le Dr Mukwege, infatigable avocat des victimes, a porté avec une conviction renouvelée l’urgence de la création d’un tribunal international spécialisé pour la RDC. Sa vision rencontre désormais la volonté politique exprimée par le Ministre d’État Guillaume Ngefa, marquant une étape décisive. La déclaration du prix Nobel, “la seule réponse aux efforts de paix est la justice”, a résonné dans les couloirs de l’ONU comme une vérité universelle et un guide pour l’action.

Cette jonction entre le courage de la Société civile et la responsabilité de l’État est perçue comme un tournant. Elle offre une crédibilité sans précédent au projet de justice internationale et désamorce les réticences souvent exprimées par certains partenaires. Alors que la ville fait face à l’afflux de dirigeants du monde entier et à un dispositif de sécurité sans précédent , cet « accord » démontre que les discussions les plus significatives ont souvent lieu “au-delà du podium” officiel.

Dans ce contexte, l’alliance Ngefa-Mukwege envoie un signal fort à la communauté internationale : la RDC est déterminée à briser le cycle de la violence par le droit. Cette rencontre n’est pas une fin en soi, mais le point de départ d’une mobilisation accrue. Elle place la justice transitionnelle au cœur des priorités diplomatiques congolaises et ouvre la voie à une campagne de mobilisation des soutiens politiques et logistiques indispensables.

L’émergence de cette alliance puissante laisse entrevoir l’écriture d’un chapitre nouveau, où la loi pourrait enfin triompher de la barbarie. Quand le fleuve de l’État et le torrent de la conscience se rejoignent, même les murs de l’impunité doivent s’écrouler. La main qui tient le sceau et celle qui panse les plaies, si elles s’unissent, deviennent la main qui forge les chaînes des bourreaux.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

À la Une

Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

Published

on

Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

Continue Reading