Société
Un artiste congolais emprisonné injustement en Zambie : l’appel au secours de Djo Ngeleka Kazadi
Un vent d’inquiétude souffle sur le monde culturel congolais. L’artiste Djo Ngeleka Kazadi a été arrêté ce jeudi 2 octobre par les services d’immigration zambiens, alors qu’il tentait de regagner Lubumbashi après un séjour en Tanzanie.
Le comédien et metteur en scène, visiblement pris au dépourvu, a lancé un véritable cri d’alarme sur Facebook, informant ses proches et ses fans qu’il avait été interpellé et transféré à la prison de Mansa, en Zambie, sans comprendre clairement les raisons de cette arrestation. Dans son message bref mais poignant, il supplie les autorités et ses compatriotes de lui venir en aide.
Le témoignage de son épouse : un imbroglio administratif
Contactée par la rédaction de Congoprofond.net, l’épouse de l’artiste a donné des précisions sur cette affaire :
« Il revenait de Tanzanie et transitait par la Zambie avec un visa double entrée apposé sur son ancien passeport. À la frontière, les agents de l’immigration ont refusé d’apposer le cachet de sortie dans ce passeport au motif qu’il ne restait plus de pages libres. Ils ont également refusé de le faire sur son nouveau passeport, car celui-ci ne portait pas le visa. Depuis ce matin, il est détenu à la prison de Mansa. »

Cette situation, qui relève manifestement d’un quiproquo administratif, plonge l’artiste et sa famille dans l’angoisse.
Mobilisation et appel aux autorités
Dans le milieu culturel congolais, l’arrestation de Djo Ngeleka suscite indignation et solidarité. De nombreux artistes et acteurs culturels lancent un appel pressant au ministère congolais de la Culture et des Arts, ainsi qu’au gouvernement provincial du Haut-Katanga, afin qu’ils interviennent rapidement pour obtenir la libération de ce fils du pays.
Cette affaire rappelle, une fois de plus, la nécessité d’une assistance consulaire efficace pour protéger les citoyens congolais confrontés à des difficultés à l’étranger.
Benjamin Kapajika
Société
Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs
En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.
Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.
L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.
Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.
Blaise ABITA
