Société
Un artiste congolais emprisonné injustement en Zambie : l’appel au secours de Djo Ngeleka Kazadi
Un vent d’inquiétude souffle sur le monde culturel congolais. L’artiste Djo Ngeleka Kazadi a été arrêté ce jeudi 2 octobre par les services d’immigration zambiens, alors qu’il tentait de regagner Lubumbashi après un séjour en Tanzanie.
Le comédien et metteur en scène, visiblement pris au dépourvu, a lancé un véritable cri d’alarme sur Facebook, informant ses proches et ses fans qu’il avait été interpellé et transféré à la prison de Mansa, en Zambie, sans comprendre clairement les raisons de cette arrestation. Dans son message bref mais poignant, il supplie les autorités et ses compatriotes de lui venir en aide.
Le témoignage de son épouse : un imbroglio administratif
Contactée par la rédaction de Congoprofond.net, l’épouse de l’artiste a donné des précisions sur cette affaire :
« Il revenait de Tanzanie et transitait par la Zambie avec un visa double entrée apposé sur son ancien passeport. À la frontière, les agents de l’immigration ont refusé d’apposer le cachet de sortie dans ce passeport au motif qu’il ne restait plus de pages libres. Ils ont également refusé de le faire sur son nouveau passeport, car celui-ci ne portait pas le visa. Depuis ce matin, il est détenu à la prison de Mansa. »

Cette situation, qui relève manifestement d’un quiproquo administratif, plonge l’artiste et sa famille dans l’angoisse.
Mobilisation et appel aux autorités
Dans le milieu culturel congolais, l’arrestation de Djo Ngeleka suscite indignation et solidarité. De nombreux artistes et acteurs culturels lancent un appel pressant au ministère congolais de la Culture et des Arts, ainsi qu’au gouvernement provincial du Haut-Katanga, afin qu’ils interviennent rapidement pour obtenir la libération de ce fils du pays.
Cette affaire rappelle, une fois de plus, la nécessité d’une assistance consulaire efficace pour protéger les citoyens congolais confrontés à des difficultés à l’étranger.
Benjamin Kapajika
À la Une
Une première en RDC : Transco passe à la billetterie électronique dès le 1er mai !
À compter du 1er mai 2026, la société publique Transco franchit un cap historique en amorçant une transformation majeure de ses services. Le réseau de transport en commun annonce la fin définitive de la billetterie en espèces au profit d’un système entièrement électronique.

Fin du cash, fin des contraintes
C’est la fin d’une époque pour des milliers d’usagers. Les billets achetés en liquide, les difficultés liées à la monnaie et les longues files d’attente appartiendront désormais au passé. Cette réforme vise à fluidifier l’accès aux bus et à améliorer l’expérience globale des passagers.
Avec l’introduction de la billetterie électronique, Transco s’inscrit résolument dans une dynamique de modernisation. Paiement digital, gain de temps et simplification des procédures deviennent les nouveaux standards pour les usagers.
Une avancée majeure pour Kinshasa et les provinces
Cette innovation constitue une première en République démocratique du Congo pour un réseau de transport public de cette envergure. De Kinshasa aux autres provinces, cette réforme symbolise une volonté d’offrir des services plus fiables, sécurisés et adaptés aux exigences actuelles.
Au-delà du confort, cette transition vers le numérique permettra également de renforcer la transparence dans la gestion des recettes et de limiter les pertes liées à la manipulation de liquidités.
Un pas vers le futur
Avec cette initiative, Transco ouvre la voie à une nouvelle ère du transport urbain en RDC. Plus moderne, plus sûr et plus efficace, le système de transport public se réinvente pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain.
Le futur de la mobilité congolaise est en marche.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
