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Un ananas à 92 550 FC : L’indignation des Congolais face à des prix exorbitants

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Un fait surprenant a récemment défrayé la chronique sur les réseaux sociaux : le supermarché S&K, situé à Gombe Royal, afficherait le prix d’un ananas à 92.550 FC, soit environ 32,5 USD. Si cela s’avérait vrai, cette situation suscite une vague d’indignation parmi les internautes congolais, qui trouvent ce tarif démesuré pour un fruit produit localement.

Habituellement, ce même ananas est vendu par des femmes marchandes à des prix beaucoup plus accessibles, oscillant entre 5 000 et 6 000 FC (environ 2 USD) dans les marchés. Dans d’autres régions du pays, comme Bukavu ou Kasaï, le prix peut même descendre jusqu’à 500 FC. Cette différence de prix soulève des questions sur la politique tarifaire des supermarchés et sur la valorisation des produits locaux.

Cette situation met en lumière les enjeux économiques et sociaux liés à l’accès à l’alimentation de base. Les consommateurs s’interrogent sur les raisons de cet écart de prix et appellent à une réflexion collective pour garantir un accès équitable aux denrées alimentaires, tout en soutenant les producteurs locaux.

Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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