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UDPS: un nouvel élan de dynamisme à Kinshasa, le SG Augustin Kabuya à la manoeuvre! (Interview avec Me Elvis Mayo Bieme Ngalisame)
Tout au long du mois de mars 2021, Augustin Kabuya, le Secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (Udps/Tshisekedi), a procédé, dimanche après dimanche, à l’installation des comités des quatre fédérations de Kinshasa. Ces cérémonies, dignes de meeting politique, ont drainé un monde fou à Funa, Lukunga, Mont-Amba et Tshangu. A quoi sert cet exercice ? Me Elvis Mayo Bieme Ngalisame, Cadre de l’Udps et Conseiller du Président Jean-Marc Kabund, nous en donne l’explication. Interview.

CONGOPROFOND.NET: Pourquoi le Sg Augustin Kabuya a-t-il attendu ce moment pour engager une telle tournée ?
Me Elvis Mayo Bieme : C’est depuis septembre 2020 que la Présidence du Parti a procédé à la nomination de tous les comités fédéraux à travers le pays. Le travail entamé par le Secrétaire général à partir de Kinshasa n’est que la mise en exécution des décisions prises quant à l’installation effective de ces comités dont la finalité demeure l’unité du Parti et la performance des membres quant aux objectifs et perspectives.
CONGOPROFOND.NET: Peut -on dire que ces meeting s’assimilent à une redynamisation de la base ?

Me Elvis Mayo Bieme : Évidemment ! C’est un nouvel élan de dynamisme qui est donné. Nul n’ignore les récentes attaques politiques tous azimuts subis par notre formation politique en ce qui concerne notamment le recensement préalable, le prétendu agenda caché sur l’échéance électorale horizon 2023, la formation du gouvernement Jean-Michel Sama. Ces rencontres sur terrain ont permis un éclairage pertinent.
CONGOPROFOND.NET: Malgré ces discours, beaucoup continuent à pointer la jeunesse Udps du doigt dans le sens qu’elle attaque avec malveillance les leaders d’autres camps y compris ceux de l’Union sacrée. A quoi ont servi ces mobilisations par rapport à ces affirmations ?
Maître Elvis Mayo Bieme : Au fait, contrairement à ce qu’ils pensent, ces mobilisations sont à considérer comme des instruments susceptibles d’encourager la voie de la raison contre celle de la passion. A titre d’exemple, au terrain Kabinda, dans la fédération de Lukunga, le Sg a soutenu que personne ne tolérerait des attaques violentes contre les prêtres. Le problème aux yeux des détracteurs est juste que la jeunesse Udps croit en son pouvoir d’agir pour changer les choses alors que la leur demeure dans des ambiguïtés et obscurités.
Congoprofond : Pourriez-vous nous dire comment s’organise la suite ?

Maître Elvis Mayo Bieme : Il vous souviendra que déjà en 2019, nous avions commencer cette redynamisation de nos organes de base avec le Président ad intérim du Parti, l’honorable Jean-Marc Kabund, avec des descentes à Kananga et Tshikapa. C’est covid-19 qui avait ralenti l’élan par la suite. Suivant la planification stratégique de l’Udps, la mobilisation étant le moteur de l’action, le Sg Augustin Kabuya continuera ce travail indispensable progressivement dans d’autres provinces. Il est évident que ces mobilisations laissent nos adversaires dans des confusions supplémentaires découlant de leur position marginale ou tout au moins de leur statut d’opposant.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
