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UDPS/Kasumbalesa : Bagarres rangées entre les partisans du député Tshiswaka et de son suppléant Mpoyo !

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Le torchon brûle toujours entre le député national Tshiswaka Tshilombo Isaac et son suppléant siégeant en province, Mpoyo Mbayo Christian. Une rivalité ayant commencé depuis le début de cette législature.

À Kasumbalesa, dans la province du Haut-Katanga, ce rififi semble loin de s’apaiser. Cette situation a même conduit à des affrontements physiques entre leurs partisans, divisant ainsi leur base naturelle «Bilanga» en deux camps rivaux. Certains soutiennent Mpoyo, tandis que d’autres se rangent derrière Tshiswaka.

Plusieurs scènes honteuses ont déjà éclaboussé les deux frères ennemis. La plus récente remonte à ce samedi 8 mars 2025, au commissariat de police, où une altercation a opposé le député provincial Christian Mpoyo à Balbine Kanyeguru, une proche d’Isaac Tshiswaka. Sous les yeux des habitants médusés et des policiers restés passifs, les deux protagonistes en sont venus aux mains.

Selon le cabinet du député Mpoyo, l’incident aurait été déclenché par la femme qui le filmait sans son consentement lors de sa visite au commissariat. “Cette humiliation subie par le député Christian Mpoyo découle du comportement de cette femme, surprise en train de le filmer sans son accord. Il a alors pris son téléphone. Ce qui a provoqué une altercation au cours de laquelle elle l’a attrapé par ses vêtements, sans aucun respect pour son statut. La situation a dégénéré en bagarre, sous l’indifférence totale des policiers, qui se sont contentés d’observer la scène”, a déclaré Martin Ndala, proche du député.

De son côté, Balbine Kanyeguru accuse Christian Mpoyo de l’avoir agressée sans raison.

Ce conflit entre Tshiswaka et Mpoyo ternit l’image de l’UDPS, le parti au pouvoir, et de la circonscription de Sakania où les électeurs assistent, impuissants, à des querelles, des insultes et des violences physiques entre leurs représentants.

Quant à la hiérarchie nationale de l’UDPS, elle garde un silence de cimetière, suscitant l’inquiétude des habitants de Sakania.

Nous assistons aujourd’hui à un spectacle désolant entre nos deux élus. Le silence de notre hiérarchie, notamment du secrétaire général Augustin Kabuya, entretient le flou”, déplore un membre de l’UDPS.

Joseph Malaba/Congoprofond.net

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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