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UDPS 2028 : Avant même le crash, ils répètent déjà la scène du pillage de l’épave
Il fallait avoir le cœur bien accroché et le sens de l’absurde chevillé au cervelet pour suivre les derniers épisodes de la sitcom UDPS. On a d’abord vu Peter Kazadi, honorable cadre du parti présidentiel, adresser une lettre incendiaire au Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée, André Mbata, oubliant au passage que l’un comme l’autre portent le même maillot.

Puis, summum du vaudeville institutionnel, ce même André Mbata s’est fendu d’un ricanement sardonique après la victoire de son poulain au Sankuru face au candidat du Secrétaire Général Augustin Kabuya, proclamant urbi et orbi que “l’Union Sacrée a gagné contre l’UDPS”. Voilà le décor planté : un parti où la victoire de ses propres structures satellites est célébrée comme une défaite de sa direction. C’est moins une scène de ménage qu’une répétition générale pour un chaos bien plus grand.
La médiocrité de ces querelles byzantines n’est pas un simple défaut de cuirasse ; elle est l’aveu public d’une impréparation stratégique qui donne le tournis. Ce théâtre d’ombres a révélé au monde entier ( et surtout aux Congolais qui attendent encore un projet structurant ) que les cadres au pouvoir ne pensent pas en termes de Nation, mais en termes de casting. Ils ne plancheront jamais sur une vision à 50 ans parce qu’ils sont incapables d’avoir une vision à 50 jours qui ne concerne pas leur propre nomination.

Leur horizon temporel s’arrête au prochain remaniement ministériel ou à la prochaine rotation des mandats provinciaux. Pas un seul d’entre eux n’a porté un débat de fond sur l’industrialisation, la démographie galopante ou la souveraineté énergétique. Non. Leur seul projet structurant, c’est de s’assurer que le voisin de bureau ne récupère pas leur fauteuil. Ce sont des court-termistes purs jus, des opportunistes pour qui le pouvoir est une fin en soi, et non le levier pour transformer un pays.
Ce qui les maintient encore dans une forme de cohésion tectonique, c’est uniquement l’aimant surpuissant de la figure tutélaire de Félix Tshisekedi. Mais 2028 n’est pas une hypothèse d’école lointaine, c’est un mur qui se rapproche à grande vitesse. Le jour où ce point de gravité viendra à disparaître du bulletin de vote, la force centrifuge actuelle n’aura plus aucun frein. Entre Peter Kazadi, André Mbata, Augustin Kabuya, Gecoco Mulumba, Nicolas Kazadi, André Wameso, Judith Suminwa et la longue cohorte des frustrés en réserve, ce ne sera pas une primaire.

Ce sera une curée. Une guerre de tranchées où chacun voudra la peau de l’autre pour hériter des ruines. Ils ont passé huit ans à ne rien bâtir ensemble, et à peine quelques heures à se déchirer pour une élection provinciale. Imaginez ce que donnera la bataille pour le royaume tout entier quand le roi ne sera plus candidat. Ce sera sanglant, et surtout, terriblement inutile pour le Congo.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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RDC : Ron Roger Bimwala mobilise la jeunesse autour de la loi référendaire en examen au Parlement
Le député national Ron Roger Bimwala poursuit sa campagne de sensibilisation de la jeunesse congolaise sur la proposition de loi portant organisation du référendum, actuellement en examen au Parlement. À travers une série d’échanges citoyens, l’élu entend rapprocher les jeunes des débats institutionnels qui façonnent l’avenir de la République.

Informer pour renforcer la participation citoyenne
Au cours de cette rencontre, le président du Réseau des Jeunes Parlementaires a expliqué les principaux contours de la future loi référendaire, son importance dans le fonctionnement démocratique du pays et les mécanismes qu’elle prévoit pour permettre au peuple de se prononcer sur des questions d’intérêt national.
Face à une assistance majoritairement composée de jeunes, Ron Roger Bimwala a insisté sur la nécessité d’une participation citoyenne éclairée, estimant que la jeunesse ne doit pas être une simple spectatrice des réformes institutionnelles, mais un acteur engagé dans la consolidation de la démocratie congolaise.
La Constitution et le référendum au cœur des échanges
Les discussions ont également porté sur les enjeux liés à la Constitution et au processus référendaire. Les participants ont pu poser diverses questions sur les implications juridiques et politiques de cette réforme, dans une démarche visant à promouvoir une meilleure compréhension des institutions de la République.
Selon les organisateurs, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de dialogue permanent entre les élus et la jeunesse, afin de favoriser une culture démocratique fondée sur l’information et le débat d’idées.
Le Réseau des Jeunes Parlementaires en première ligne
Par cette action, le Réseau des Jeunes Parlementaires réaffirme sa volonté d’impliquer davantage les jeunes Congolais dans les grandes questions nationales.
Pour Ron Roger Bimwala, l’avenir du pays passe par une jeunesse consciente de ses droits, de ses devoirs et capable de contribuer activement aux choix stratégiques qui engagent la nation.
Cette campagne de sensibilisation devrait se poursuivre dans plusieurs cadres d’échanges afin de permettre à un plus grand nombre de jeunes de s’approprier les enjeux de la loi référendaire actuellement débattue au Parlement.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
