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Société

UCOFEM: La 6ème édition du Prix « Jeune Femme journaliste » lancée à Kinshasa 

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L’Union Congolaise des Femmes des Médias (UCOFEM) a lancé, ce vendredi 22 juillet à Kinshasa, la 6 ème édition du Prix Jeune Femme Journaliste pour l’année 2022.

Pour sa Directrice Exécutive Nationale, Mme Rose Masala, ce lancement qui coïncide avec la Journée nationale de la liberté de la Presse, vise à valoriser le travail des femmes des médias, notamment celui de la jeune femme journaliste qui œuvre pour la défense et la promotion de l’égalité des droits des Femmes dans les médias.

Ce concours, a souligné la Directrice nationale de l’UCOFEM, a été initié dans l’optique d’encourager les Jeunes femmes qui se sont engagées dans la voix du professionnalisme. Cette structure prime chaque année les meilleurs productions audiovisuelles et écrites dont les sujets de reportages doivent être à la fois pertinents et originaux, mettant en exergue une représentativité équilibrée et non stéréotypée des femmes.

A l’en croire, des études sur la question du genre indiquent que les femmes travaillant au sein des médias représentent à peine 33% des effectifs et que parmi les facteurs justifiant cette faible participation des femmes, l’on note les préjugés et les pesanteurs culturels ainsi que les risques psychosociaux et physiques auxquels elles font face au quotidien dans l’exercice de leur noble métier.

Institué en 2016 grâce à l’appui technique d’Internews, a fait savoir Mme Masala, les cinq premières éditions ont permis à 12 jeunes journalistes de moins de 30 ans tant de l’audiovisuelle, la presse écrite et en ligne d’être récompensées. Quant aux journalistes blogueuses, elles ont rejoint la compétition depuis 2020.

Cette activité dont les résultats seront connus le 12 août prochain, a été rendue possible avec l’appui technique d’ Internews à travers son Programme  » Media Sector Développement Activity (MSDA) » financé par l’ USAID et les coopérations Suédoise et Suisse.

L’Union Congolaise des Femmes de Médias ( UCOFEM) est une association créée en 1997 pour la promotion du genre dans et par les Médias.
Elle est depuis plus de 25 ans engagée dans les actions de grande envergure visant à atténuer et lutter contre les violences basées sur le genre dans l’espace médiatique congolais.

Elda Along/CONGOPROFOND.NET

Actualité

Kinshasa sous le choc : Le commerçant Freddy Ekofo abattu lors d’un braquage à Yolo-Sud

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La nuit de samedi a plongé le quartier Yolo-Sud, dans la commune de Kalamu, dans une atmosphère glaciale. Freddy Ekofo, commerçant bien connu du Grand Marché de Kinshasa, a été tué lors d’un braquage à main armée, déclenchant une onde de choc dans toute cette partie populaire de la capitale.

Un crime brutal en plein quartier

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place par la rédaction de CONGOPROFOND.NET, Freddy Ekofo aurait été pris en filature par des individus circulant à moto alors qu’il transportait des biens de valeur, notamment des bijoux en or.
L’attaque s’est produite en quelques instants. Les assaillants, armés, auraient intercepté leur cible avant d’ouvrir le feu pour s’emparer de ses effets personnels.

« Ils sont arrivés à moto… on a entendu des cris, puis des coups de feu. Quand les gens se sont approchés, le monsieur était déjà au sol », confie un habitant encore bouleversé.

La scène, aussi soudaine que violente, s’est déroulée sous les yeux de plusieurs riverains, transformant une soirée ordinaire en tragédie collective.

Un quartier figé par la peur

Dimanche 15 mars, un jour après le forfait, l’atmosphère était lourde et silencieuse dans les avenues de Yolo-Sud. De Camp-Pinzi à Ezo-Kimpwenza, en passant par Hôtel Pegal, Université-Ezo, Wagenia, Baboro, Bambili, Mole jusqu’aux abords de Kapela, près de la paroisse catholique Saint-Gabriel, les habitants évoquent un climat de peur mêlé d’indignation.

Dans les ruelles menant vers le tunnel reliant l’école Mwinda, l’hôtel Pegal et l’hôpital Mabanga, les conversations tournent toutes autour du même drame.

Freddy Ekofo n’était pas un inconnu dans ce quartier populaire. Commerçant actif, homme sociable et apprécié, il était considéré par beaucoup comme « un fils du quartier ».

Une femme qui affirme l’avoir connu depuis l’enfance peine à contenir son émotion : « Nous sommes sous le choc. Ya Freddy a été tué dans son propre quartier. Nous demandons qu’une enquête sérieuse soit menée pour que justice soit faite. »

Un ami d’enfance, lui aussi bouleversé, raconte avec une voix brisée : « Le matin même, nous étions ensemble. Il m’avait dit qu’on se reverrait le soir… mais le soir, on a appris qu’il avait été tué. »

Entre tristesse et colère

Dans les rues de Yolo, les habitants oscillent entre tristesse, colère et incompréhension. Des groupes se forment aux coins des avenues, chacun tentant de reconstituer les dernières minutes de la victime.

Certains parlent d’un « samedi noir », d’autres d’un signe inquiétant qui confirme la montée de la criminalité dans la capitale.

Le drame a rapidement enflammé les réseaux sociaux où commerçants et habitants dénoncent la recrudescence des braquages nocturnes.

Kinshasa face à l’ombre persistante de l’insécurité

Ce meurtre relance une fois de plus le débat sur l’insécurité urbaine à Kinshasa. Entre pickpockets, braqueurs motorisés et gangs urbains communément appelés Kuluna, de nombreux quartiers de la capitale vivent dans une inquiétude permanente.

Malgré certaines opérations sécuritaires lancées par les autorités, la population continue de dénoncer un sentiment d’abandon face à la criminalité.

La mort tragique de Freddy Ekofo, au-delà d’un simple fait divers, apparaît désormais comme un symbole : celui d’une ville où la peur s’invite jusque dans les rues familières, là où l’on pensait être chez soi.

Et dans les ruelles de Yolo-Sud, une question revient comme un refrain amer : qui sera le prochain ?

Barca Horly Fibilulu Mpia

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