Connect with us

Actualité

UCOFEM : 25 ans dans la promotion des droits des Femmes

Published

on

 

L’Union Congolaise des Femmes de Médias (UCOFEM) a célébré son 25ème anniversaire ce samedi 05 novembre au restaurant Reine de la paix sur avenue Huilerie à Kinshasa.
Au cours d’une soirée de gala organisée pour ses membres et quelques personnalités, le jubilé d’argent de l’UCOFEM a vécu dans une ambiance fraternelle.
Cette association des femmes des médias qui milite pour la promotion du genre dans et par les médias, estime que la lutte de l’égalité doit continuer malgré les quelques avancées enregistrées dans le domaine médiatique.

Dans son mot de circonstance, la Directrice exécutive nationale, Rose Masala Ndarabu, a signifié que l’UCOFEM est l’initiative de huit jeunes femmes journalistes qui, depuis 1997, ont décidé de se lancer dans ce bateau. Ayant connu des difficultés et bravé plusieurs vagues, le parcours de l’UCOFEM n’a pas été facile, mais cette célébration est le résultat d’un dur labeur parce qu’elle a démontré la pérennité de l’association dans la mise en valeur de ses atouts pour l’atteinte de ses objectifs.

A ce jour, cette Asbl est devenue une grande école de la vie pour les femmes
Journalistes imbus de justice axée sur le genre.

A l’occasion de ce jubilé d’argent, la Directrice exécutive a rendu un hommage aux fondatrices à qui reviennent le mérite de tous les résultats élogieux glanés par l’UCOFEM durant ces 25 ans.

Elle a également reconnu à sa juste valeur l’accompagnement des différents partenaires dont ONUFemmes, UNESCO, PNUD, USAID, JDH, etc.

Rose Masala a également indiqué que son organisation a formé plusieurs membres dans plusieurs domaines, notamment le genre, la gestion de projet, des conflits, des ressources humaines, le monitoring des médias, sur les enquêtes diversement variées et l’éthique journalistique.

Elda Along/CONGOPROFOND.NET

Actualité

 » Brut  » : 2 policiers condamnés pour torture, la Cour sanctionne les exécutants

Published

on

Si Philémon Mambabua est reparti libre du prétoire de Ndolo, le verdict prononcé ce 4 juin 2026 n’a pas épargné les 2 policiers poursuivis. La Cour militaire, après avoir rappelé le déroulé des faits ( cette intrusion nocturne de Claudien Likulia, Christopher et Noah à une soirée pyjama non autorisée par le propriétaire des lieux ), a opéré une distinction nette entre le commandement et l’exécution. Là où le doute a profité au premier, les actes matériels atroces ont été imputés aux seconds. La Cour s’est appuyée sur les articles 48 bis et 48 ter de la loi du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture, qui retiennent la qualité de l’agent, les faits matériels constitutifs de souffrances aiguës, l’élément intentionnel et l’élément moral. Les déclarations des victimes, corroborées par le témoignage décisif de Sakina ( qui a qualifié les agissements des policiers de « brut » ), ont fondé l’intime conviction des juges.

Contrairement à Philémon Mambabua, pour qui l’ordre de « maîtriser » n’a pu être requalifié en instruction de torturer, les deux agents ont été reconnus coupables d’avoir infligé des souffrances aux enfants Mushobekwa et à Noah. Le nombre de policiers impliqués, bien que flou dans certains récits, n’a pas effacé la matérialité des violences retenues par la Cour. Celle-ci a souligné que les traumatismes subis par les victimes, bien que leur récit ait pu être altéré par le choc, ne faisaient aucun doute. La Cour a donc déclaré l’infraction constituée dans le chef des 2 policiers, qui avaient la garde et l’autorité immédiate sur les enfants au moment des faits. Leur dénégation constante n’a pas résisté à la confrontation avec les éléments renseignants et les dépositions concordantes.

La sentence est tombée : 2 ans de servitude pénale, une amende de 500.000 francs congolais par condamné, et la confirmation de leur maintien en détention. Sur le plan civil, la Cour, après avoir constaté l’absence totale de pièces comptables justificatives déposées par les parties civiles, a statué en équité. Elle a ramené la demande initiale de 3,4 millions de dollars américains à une somme totale de 25.000 dollars, soit 5.000 dollars par partie civile. Une décision qui sanctionne les exécutants tout en rappelant avec force que la responsabilité pénale est individuelle.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading