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UA: Fatshi lance l’année de la Culture en RDC 

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“Je déclare ouverte l’année de la culture en République Démocratique du Congo”. C’est avec cette phrase, résumant la cérémonie que le Président de la République, Chef de l’État et Président en exercice de l’Union Africaine, a lancé, ce samedi 27 février, l’année de la culture en RDC.

C’était en présence des autorités politico-militaires, des membres du gouvernement central, des députés et sénateurs, du gouverneur de la ville de Kinshasa, du Premier ministre, des membres du corps diplomatique accrédités en Rdc, de la Représentante du Président de l’Union Africaine et de la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations-Unies. C’est la première fois que Félix Tshisekedi prend la parole depuis son investiture en qualité du Président en exercice de l’UA.

Cet instant dont l’épilogue a été la présentation de la pièce de théâtre “Une saison au Congo”, une oeuvre du Martiniquais Aimé Césaire, était une occasion pour le Chef de l’État de dérouler sa vision culturelle pour l’Afrique en général et la Rdc en particulier.

Initiative du Panel chargé d’Accompagner la République Démocratique du Congo à la Présidence de l’Union Africaine, elle entre en ligne droite du thème de l’année, pour l’UA, ARTS, CULTURE ET PATRIMOINES: LEVIERS POUR L’ÉDIFICATION DE L’AFRIQUE QUE NOUS VOULONS et le sous thème de la mandature : “l’Union Africaine au service des peuples africains”. Le panel a voulu saisir l’occasion pour le lancement de l’année de la culture sous les auspices de Kinshasa.

Dans son allocution, le Président en exercice de l’UA a annoncé l’essentiel de ce qui sera entrepris tout le long de son mandat. En voici quelques points essentiels:

– Appel aux créateurs africains, toute discipline confondue( artistes, modélistes), pour qu’ils se dotent d’un civisme panafricain. Prendre conscience de leur rôle en Afrique à l’instar de ceux ayant construit les pyramides en Égypte.

– Réhabiliter le patrimoine culturel africain et construire la mémoire du passé en revisitant ses archives, ses traditions, ses vestiges et ses langues dont le potentiel du berceau de l’humanité est indiscutable.

– Que 1% des budgets nationaux des Etats africains soit affecté au développement des industries culturelles et à la recherche scientifique et technologique. Ceci passe par l’activation de la charte de la culture de l’UA, base des politiques culturelles capable de booster un environnement favorable à la créativité.

-Entreprendre des plaidoyers lors des rencontres internationales, notamment la conférence sur le climat de Paris, la réunion semestrielle de la Banque Africaine de Développement, les sommets de G7 et du G20.

– La mise sur pied des Grands Prix pour inciter à la créativité pour honorer les talents du continent dans la promotion de la culture du livre et de la lecture et mettre en exergue le savoir faire congolais en la matière.

– La tenue, à Kinshasa, de la Conférence sur la problématique de la restitution des Oeuvres d’art. À l’instar du grand musée d’Alger, les autres pays africains vont emboîter le pas sous forme d’émulation.

– L’organisation de 3 grandes manifestations sur l’illustration des Arts. Il s’agit :
a. du Festival panafricain à Kinshasa
b. du Festival Amani à Goma
c. du Festival Rumba Parade qui aura, entre motivation, de faire adopté le Rumba comme patrimoine de l’Unesco.
d. du Colloque international sur la paix et la sécurité en Afrique, obstacles majeurs à l’émergence de la culture africaine.

– Promouvoir les Bdeistes et inciter les enfants à aimer la lecture pour une meilleure connaissance de l’histoire africaine.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET