Connect with us

Société

Tshopo : 150.000 personnes vont être vaccinées contre la méningite à Banalia

Published

on

Environ 150 000 personnes de la tranche d’âge de 1 à 49 ans de la zone de santé de Banalia, (province de la Tshopo), au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), vont être vaccinées contre la méningite à méningocoque dans le cadre d’une vaste campagne organisée par le Ministère de la Santé, Hygiène et Prévention, avec le soutien de l’OMS, l’UNICEF, CDC, MSF-CH et Gavi pendant 5 jours. Cet immense effort de vaccination se concrétise après l’obtention par la RDC de 187.460 doses de vaccins (MENACTRA) contre la méningite ainsi que du matériel de vaccination auprès de l’International Coordinating Group (ICG).

C’est ce que l’on peut lire sur le site de l’organisation Mondiale de la santé ce samedi 09 octobre 2021.

‘‘La tenue de cette campagne de vaccination réaffirme notre détermination de sauver des vies, de prévenir les hospitalisations et de réduire les nouvelles infections et les séquelles’’, a déclaré le Chargé du Bureau de l’OMS en RDC, Dr Amédée Prosper Djiguimdé. ‘‘Nous félicitons le gouvernement pour avoir donné la priorité à l’acheminement rapide des vaccins dans toutes les aires de santé touchées de Banalia, afin que les personnes ciblées, y compris dans les foyers miniers puissent se faire vacciner gratuitement’’.

Au 08 octobre 2021, 1 735 cas présumés ont été rapportés, incluant 195 vies perdues. Les efforts de surveillance avec une recherche active des cas et un engagement communautaire ont donc permis de détecter mieux et plus rapidement les cas suspects. En outre, une gestion efficace des cas a entraîné une baisse des taux de mortalité hebdomadaire de 84 % au début du mois de juillet à moins de 10 % actuellement.

‘‘Atteindre toutes les personnes à risque, surtout les enfants de moins de 5 ans, avec un vaccin de qualité pour immédiatement circonscrire l’épidémie est le but principal de l’UNICEF. La méningite fait partie de ces maladies tueuses, que l’on peut éviter par la vaccination. Le vaccin sauve des vies’’, a souligné M. Edouard Beigbeder, Représentant de l’UNICEF en RDC.

Depuis le début de l’épidémie, des cas présumés de méningite ont été signalés dans toutes les 20 aires de santé de Banalia, la zone de santé la plus touchée, à environ 130 km au nord de Kisangani, chef-lieu provincial de la Tshopo.

Mais l’épidémie reste contenue dans ladite zone de santé avec quelques cas rapportés dans la zone de santé voisine de Bengamisa.

Les autorités sanitaires ont déployé des équipes d’intervention avec le soutien de leurs partenaires. Des efforts sont en cours pour intensifier rapidement la riposte avec le démarrage de cette campagne de vaccination de masse. Plus de 870 prestataires locaux ont été mobilisés pour garantir un meilleur accès à la vaccination pour toutes les personnes ciblées.

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real

Published

on

La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.

Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion

Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.

Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.

L’irruption fatale de militaires armés

C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.

Une escalade brutale et incompréhensible

La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.

Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.

4 balles pour une vie

Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.

Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.

Mort à l’arrivée à l’hôpital

Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.

Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.

Un crime qui interroge et scandalise

À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?

Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading