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Actualité

Tshisekedi qualifie la déclaration de Washington de “d’un pas vers la bonne direction” pour la paix en RDC

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Le président congolais Félix Tshisekedi a salué, mardi à Kinshasa, la récente déclaration de principes signée entre la République démocratique du Congo et le Rwanda sous l’égide des États-Unis, estimant qu’il s’agit d’« un pas dans la bonne direction » pour restaurer la paix durable dans son pays.

S’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe avec le président de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, en visite officielle en RDC, M. Tshisekedi a réaffirmé sa détermination à mettre fin à l’instabilité dans l’est du pays : « Cet engagement que j’ai pris devant mon peuple, je le tiendrai jusqu’au bout. Je ramènerai la paix totale et définitive. Après ce que vous êtes en train de voir, il n’y aura plus de problème d’instabilité en République démocratique du Congo », a-t-il déclaré depuis le Palais de la Nation.

Tout en se montrant optimiste, le chef de l’État a préféré rester discret sur les détails du processus en cours : « Je n’en dirai pas plus, vous comprendrez, parce que j’ai du respect pour les initiatives prises par nos partenaires. Je vous donne rendez-vous le jour où cette paix deviendra réalité. »

Signée à Washington entre les chefs de la diplomatie congolaise et rwandaise avec la médiation des États-Unis, la déclaration de principes prévoit la rédaction, d’ici le 2 mai, d’un avant-projet d’accord de paix commun. Le processus est soutenu par plusieurs institutions régionales et internationales, notamment la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), la SADC et l’Union africaine.

Le texte met l’accent sur le respect mutuel de la souveraineté, la cessation de tout soutien aux groupes armés, le retour des populations déplacées, la relance de la coopération économique entre les deux pays, ainsi que le soutien à la mission des Nations Unies (MONUSCO) encore présente en RDC.

Le président américain Donald Trump, qui a revendiqué un rôle personnel dans l’initiative, a affirmé que « la paix est en vue au Rwanda et au Congo ». Il a également annoncé un investissement de plus de six milliards de dollars dans le développement du corridor de Lobito, destiné à faciliter l’exportation des minerais depuis l’Afrique centrale.

Dorcas Ntumba

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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