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Tshikapa : Les vraies victimes de Kamuina Nsapu dénoncent un détournement organisé de leurs réparations
À Tshikapa, la colère monte chez les véritables victimes du conflit Kamuina Nsapu. Elles dénoncent des manœuvres frauduleuses orchestrées, selon elles, par certains « experts » de la société civile, sur lesquels s’est appuyée l’équipe du Fonds national de réparation des victimes (FONAREV) lors de ses récentes activités dans la région.
Dans le collimateur des plaignants : Julie Ochano Zenga, responsable de l’ONG Binadamu en action, ainsi que Papy Mbaya, ancien militant du mouvement Lucha. Tous deux sont accusés d’avoir été les architectes d’un système d’exclusion et de détournement au détriment des vraies victimes.
Selon ces dernières, les organisateurs auraient délibérément écarté des participants venus des territoires affectés par les violences, leur préférant des résidents de Tshikapa proches d’eux. Une sélection biaisée, assortie d’une exigence choquante : sur les 410 dollars alloués à chaque participant, 260 devaient être rétrocédés aux initiateurs du stratagème.
Se sentant trahies et marginalisées, les vraies victimes s’organisent en réseau pour faire entendre leur voix. Leur porte-parole, Saddam Kapanda Kapanda, appelle à la mobilisation : « Il est temps que les victimes réelles se lèvent et se réapproprient ce qui leur revient de droit. Trop, c’est trop. »
L’appel est clair : il s’agit de mettre fin à l’instrumentalisation des douleurs vécues, et de barrer la route à ceux qui prospèrent sur le dos des morts et des survivants.
Faustin Nkumbi/CONGOPROFOND.NET
Santé
Butembo : le président du conseil national des sages-femmes en mission pour amorcer le processus d’inscription au tableau de l’ordre
Le président du Conseil national de l’ordre des sages-femmes séjourne à Butembo depuis ce mercredi 6 mai 2026, dans le cadre d’une mission visant à amorcer l’inscription des professionnelles au tableau de l’ordre. Reçu par l’autorité urbaine à l’hôtel de ville, représentée par le chef du premier bureau, il a précisé que cette démarche vise à encadrer légalement l’exercice de la profession.
« Cette mission relève d’une loi signée par le Président de la République le 30 novembre 2023, qui a mis en place un organe régulateur de la profession des sages-femmes. Elles ne peuvent plus exercer sans être inscrites au tableau de l’ordre », a déclaré M. Ambroka Kabeya, soulignant l’importance de ce processus en cours dans plusieurs villes.
Encourageant les professionnelles locales, il a ajouté : « Nous demandons aux sages-femmes de Butembo de se présenter au conseil urbain pour un test, afin de répondre à cette exigence légale et travailler en toute conformité pour accompagner les femmes enceintes ».
Après une première étape à Beni, la mission du président du Conseil national se poursuivra dans d’autres villes de la République démocratique du Congo, dans le but de généraliser cette réforme à l’échelle nationale.
Dalmond Ndungo
